La conférence de presse des infirmières bulgares, le 25 juillet 2007 à Sofia © LCILe rendez-vous avec les cinq infirmières et le médecin bulgares était prévu mercredi à 14h. Finalement, la conférence de presse, qui s'est tenue à Sofia, n'a débuté que deux heures plus tard. Et seulement deux des six praticiens se sont présentés. Selon les explications de leurs amis, trois des cinq femmes ne se sentaient en effet pas capables d'assurer leur présence en raison de leur état de santé -elles souffrent notamment du syndrome des sous-mariniers.
Cette conférence de presse était très encadrée. En introduction, le modérateur a ainsi demandé aux journalistes de ne pas poser de questions sur les modalités de la détention. De même, les interrogations concernant d'éventuelles contreparties au régime libyen ont également été éludées.
"Oublier"
Malgré tout, les infirmières, qui avaient évité depuis leur libération d'évoquer les tortures auxquelles elles avaient été soumises dans les interviews accordées aux médias bulgares, devaient inévitablement être confrontées à des questions sur ce sujet lors de la conférence de presse. "Je veux oublier les horreurs que nous avons vécues. Je ne veux pas en parler et j'ai épargné les détails de ce que j'ai réellement subi même à mes parents", a confié Snejana Dimitrova, 54 ans. "Nous voulons revenir à la normale", a-t-elle ajouté. "Nous sommes innocents et c'est pourquoi nous sommes ici aujourd'hui. C'est le message que je veux adresser au monde", a résumé le médecin d'origine palestinienne, Achraf Joumaa Hajouj, disant avoir "vêcu des choses horribles".
De leur côté, les familles des enfants libyens contaminés par le sida ont "dénoncé vigoureusement" la grâce accordée par le président bulgare. Elles "demandent officiellement au gouvernement libyen de saisir Interpol" pour une nouvelle arrestation et "rompre ses relations (diplomatiques) avec la Bulgarie et d'expulser les citoyens et sociétés bulgares" de son territoire.
Tripoli proteste contre la libération des infirmières |
La Libye a convoqué mercredi le premier secrétaire de l'ambassade de Bulgarie à Tripoli pour protester officiellement contre la grâce accordée mardi aux infirmières et au médecin bulgares. |
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