Nicolas Sarkozy après la réunion de l'Eurogroupe © TF1/LCINicolas Sarkozy semble avoir séduit lors de son passage devant les ministres des Finances de l'UE réunis à Bruxelles. En témoignent les propos élogieux de Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe... même si celui-ci a demandé des gages à la France. Ou encore ceux de la ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde, qui loin de se formaliser de cette présence inaccoutumée du chef de l'Etat lors d'une telle réunion, l'a trouvé "extraordinairement convaincant" et s'est sentie "fière" d'être représentée par lui.
Le coeur du message de Nicolas Sarkozy tenait en une phrase : la France fera tout pour respecter le pacte de stabilité en 2010 mais le chef de l'Etat veut être "réaliste et transparent." Lors du point presse organisé après la réunion de l'Eurogroupe, il a ainsi indiqué que la France se lançait "dans un programme de réformes sans précédent". "Je ne demande pas des délais pour différer un effort de maîtrise de finances publiques mais une application intelligente et dynamique du pacte de stabilité" qui engagent les pays de la zone euro à la convergence économique et à assainir leurs finances publiques.
Le chef de l'Etat a confirmé qu'il avait dit à ses partenaires européens que la France voulait reporter son engagement à revenir à l'équilibre budgétaire à 2012 plutôt qu'à 2010. Tout en confirmant la date de 2012, et en soulignant que si "la croissance est supérieure" aux prévisions, le chef de l'Etat a indiqué "alors on pourra être au rendez-vous de 2010.
Une bonne nouvelle pour l'Europe
Sur le fond l'Eurogroupe a demandé à la France un programme actualisé pour septembre. En d'autres termes, Paris doit prouver que les réformes engagées permettront de boucher le déficit budgétaire. "Nous sommes contents de voir la France entrer dans une phase de réforme profonde: c'est une bonne nouvelle pour l'Europe, la France ne sera plus jamais le pays de l'immobilisme", a déclaré Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Luxembourg. La Commission européenne, auparavant très critique envers la France, s'est dite satisfaite des engagements français. "Ce qu'on a obtenu va au-delà de ce que nous attendions", a confié une source communautaire.
Il a cependant souligné que Nicolas Sarkozy avait promis lors de cette réunion que la France resterait "profondément ancrée dans une philosophie de consolidation budgétaire". Et qu'il s'était engagé, "sans que nous ayons à le pousser", à ce que "toutes les recettes supplémentaires conjoncturelles qui seraient réalisées au-delà des prévisions budgétaires soient affectées à la réduction de la dette et du déficit."
Nicolas Sarkozy qui estime que l'euro fort handicape l'économie française a souligné que sur le sujet de la politique monétaire, il n'était "pas sur la même longueur d'onde" que le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.
Avec agence
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