Sarkozy rappelé à l'ordre budgétaire

le 09 juillet 2007 à 18h49 , mis à jour le 09 juillet 2007 à 19h48

Avant la réunion à l'Eurogroupe, les ministres européens des Finances souhaite que la France respecte "la discipline budgétaire".

TF1/LCI Nicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, avant la réunion de l'EurogroupeNicolas Sarkozy et José Manuel Barroso, avant la réunion de l'Eurogroupe © TF1/LCI

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Les objectifs de la réunion

 

La réunion de l'Eurogroupe n'a pas encore commencé que la France est déjà rappelé à l'ordre. Les ministres des Finances réunis à Bruxelles ont demandé à Nicolas Sarkozy de respecter "la discipline budgétaire. La France est une économie très importante. Il est crucial qu'elle ait une bonne croissance économique et de bons chiffres" a déclaré aux journalistes le commissaire aux Questions économiques, Joaquin Almunia, à son arrivée à cette réunion des 13 ministres des Finances de la zone euro.
 
Le président français a décidé exceptionnellement de participer à cette réunion à Bruxelles, aux côtés de sa ministre des Finances Christine Lagarde, afin d'expliquer à ses partenaires européens pourquoi la France a décidé de repousser à 2012 le retour à l'équilibre de son budget, alors qu'elle s'était engagée en avril sur la date de 2010. "Je crois qu'il faut revenir à zéro de déficit structurel en 2010 et la plupart des Etats membres vont y parvenir", a souligné également le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück. "Je serais très heureux que la France en fasse autant".

Paris rappelé à ses engagements
   
Le ministre belge des Finances Didier Reynders, qui se veut proche de M. Sarkozy, s'il a estimé "assez réjouissant que des chefs de gouvernement se préoccupent de venir expliquer eux-mêmes la situation budgétaire et le programme qu'ils vont développer dans leur pays", n'a pas moins rappelé Paris à ses engagements. Il a souligné que la Belgique et l'Allemagne avaient fait de gros efforts pour atteindre l'équilibre budgétaire "et je crois qu'il faut en faire également en France".

"Je verrai ce qu'il y aura à dire"

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui préside l'Eurogroupe, a souligné qu'ils allaient "écouter" Nicolas Sarkozy. "On va l'écouter, il va développer ses arguments et nous allons développer nos arguments", a-t-il indiqué. "Nous avons fixé une règle et nous allons examiner dans quelle mesure la position française en détails correspond à cette règle".
   
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, est lui resté prudent devant les journalistes. "Quand j'aurai entendu (Sarkozy), je verrai ce qu'il y aura à dire", a-t-il simplement déclaré.

Avec Agence
 

le 09 juillet 2007 à 18:49
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