Sotchi, la station balnéaire de la mer Noire accueillera les JO d'hiver de 2014 © TF1/LCIPour la première fois dans l'histoire des Jeux Olympiques d'hiver, c'est une ville russe qui accueillera la compétition. Sotchi, la station balnéaire des bords de la mer Noire a été choisie mercredi à Guatemala pour accueillir les JO d'hiver de 2014.
Les grands électeurs du CIO ont pourtant été très partagés au moment d'offrir ses premiers JO d'hiver à la Russie. Au second tour, quatre voix séparaient Sotchi (51) de la sud-coréenne Pyeongchang (47), le même écart qu'entre Londres et Paris pour les Jeux d'été 2012. "C'est un grand jour pour la Russie", a déclaré le vice-Premier ministre Alexandre Joukov, regrettant que le président Vladimir Poutine, reparti pour Moscou, n'assiste pas en direct au triomphe d'un projet qu'il a soutenu de bout en bout.
Mercredi matin, lors de la présentation des trois candidatures, Poutine avait fait forte impression, réservant au CIO le premier discours en anglais de sa carrière de chef d'état et garantissant, outre les 12 milliards de dollars nécessaires à la construction d'infrastructures sportives et logistiques aujourd'hui inexistantes dans la future région olympique, "de la vraie neige à Sotchi en 2014."
Gigantisme et aventure
Le choix de Sotchi est probablement le plus téméraire que pouvait opérer le Comité international olympique (CIO) en matière politique, financière et stratégique pour son image. La candidature de la cité des bords de la mer Noire, était en effet la plus extrême des trois options qui s'offraient aux Olympiens: Sotchi, c'est l'inexpérience absolue en matière de compétitions de sports d'hiver et la perspective de travaux pharaoniques estimés à 12 milliards de dollars pour faire sortir de terre des infrastructures à la hauteur de l'événement.
Après Pékin (2008) et Londres (2012), les grands électeurs du CIO ont donc fait une nouvelle fois le choix du gigantisme, mâtiné là d'esprit d'aventure comme dans le cas de la Chine, en dépit des recommandations feutrées de leur président. Jacques Rogge plaide en vain depuis son arrivée au pouvoir, en 2001, pour des Jeux "à taille humaine" et financièrement sobres. Une voie qu'il n'est jamais parvenu à imposer au risque de brouiller l'image de son institution.
| Pour 2018, Annecy, Gap et Grenoble s'allient |
Pour l'édition d'après, le JO d'hiver de 2018, Gap, Annecy et Grenoble sont sur les rangs. Les trois villes font candidature commune avec pour objectif : qu'une de ces 3 villes soient sélectionnées. "La Montagne pour 2018", présidée par Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, avec comme vice-présidents les maires de ces trois villes, entend simplement "promouvoir la candidature d'une ville française" à ces Jeux, avant, en cas de succès, de se dissoudre. La désignation de la ville choisie pour les JO de 2018 sera annoncée en 2011. |
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