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le 11 août 2007 à 16h37, mis à jour le 11 août 2007 à 16:41
La tenue de ces élections législatives était réclamée par les deux partis d'opposition. Une motion d'autodissolution du parlement devra cependant être votée.
© AFPLe Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski a annoncé samedi sa volonté d'organiser des élections législative anticipées "à l'automne", probablement en octobre. "On peut estimer que ce sera le 21 octobre, cela peut arriver une semaine plus tôt ou plus tard, cela n'a pas d'importance, mais ce sera au plus tard en novembre", a-t-il déclaré, après une réunion du Conseil national de son parti conservateur Droit et Justice (PiS).
La solution la plus rapide pour déclencher des élections anticipées, selon la Constitution polonaise, est l'adoption d'une motion d'autodissolution du parlement par une majorité d'au moins deux tiers des députés. Le vote ne posera pas de problème car les deux formations d'opposition, les libéraux de Plateforme civique (PO) et les sociaux-démocrates (SLD) réclament aussi des élections anticipées. Les conservateurs et les libéraux contrôlent à eux seuls 61% des sièges de députés.
Les frères Kaczynski en danger
L'annonce du Premier ministre avait été préparée par une très longue rencontre jeudi entre le président de la République Lech Kaczynski, frère jumeau du Premier ministre, et le chef de l'opposition libérale Donald Tusk. Les deux hommes avaient déclaré que des élections anticipées étaient désormais "inévitables". Donald Tusk avait précisé que le scrutin pourrait se dérouler en octobre. Les dernières élections législatives ont eu lieu en septembre 2005. La prochaine échéance normale était l'automne 2009.
Le parti des frères Kaczynski avait emporté de justesse les dernières législatives devant les libéraux, qui étaient favoris. Mais au lieu de former une coalition avec les libéraux comme ils l'avaient annoncé avant les élections, ils ont formé un gouvernement minoritaire puis se sont alliés avec les populistes d'Autodéfense et l'extrême droite ultra catholique.
Crise gouvernementale
Mais cette coalition hétéroclite n'a cessé de se chamailler et de perdre du terrain dans les sondages malgré une situation économique florissante avec une croissance supérieure à 6% en rythme annuel et une forte baisse du chômage. Les décisions du Premier ministre Jaroslaw Kaczynski prises depuis un mois ont enfoncé la coalition gouvernementale dans un chaos inextricable, qui ne laissait d'autre issue que les élections.
Jaroslaw Kaczynski s'est en particulier aliéné les populistes en limogeant du gouvernement leur chef, Andrzej Lepper, en l'accusant de corruption sans apporter de preuve. Puis il a causé la surprise dans ses propres rangs en renvoyant le ministre de l'intérieur Janusz Kaczmarek. Le PiS des frères Kaczynski n'aborde pas les élections dans la meilleure position. Selon un dernier sondage de l'institut TNS OBOP, les libéraux de Plateforme civique sont crédités de 33% des voix contre seulement 22% pour le PiS.
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