Yves Leterme © TF1/LCILa Belgique va-t-elle finir par s'entendre sur un gouvernement ? Après plus de deux mois de négociations infructueuses, rien n'est moins sûr. Les négociations ont été suspendues vendredi dernier et Yves Leterme, chargé par le roi des Belges de former le prochain gouvernement de coalition, serait sur le point de démissionner, selon l'agence Belga.
Jeudi matin, les médias belges se faisaient déjà l'écho de cette possible démission. Selon eux, le chrétien-démocrate flamand Yves Leterme allait annoncer jeudi au roi des Belges Albert II qu'il lui est impossible de former un gouvernement en raison de l'opposition persistante entre Flamands et francophones. Yves Leterme, qui avait été chargé à la mi-juillet de former une coalition par le souverain, "attend qu'Albert II rentre de vacances à l'étranger", plus tard dans la journée, pour se rendre au Palais et lui remettre sa démission, indiquaient les sites Internet des journaux flamands De Standaard et De Morgen, ainsi que l'agence Belga.
Un constat d'échec
Une réunion marathon entre les quatre partis qui tentaient de former une coalition de centre-droit depuis les législatives du 10 juin s'est achevée jeudi à 04h du matin sur un constat d'échec, Flamands et francophones ne parvenant pas à s'entendre sur une réforme de l'Etat accordant plus de pouvoirs aux trois régions du pays, à savoir la Flandre, la Wallonie et Bruxelles.
En milieu d'après-midi, la porte-parole d'Yves Leterme a indiqué que l'information sur une possible démission était "prématurée" mais que "tout était possible". Quant au Palais, il s'est contenté d'expliquer que le "roi était tenu informé de façon permanente de l'évolution de la situation", sans préciser si le souverain était ou non en Belgique. Selon Pascal Delwit, professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles, si la démission se confirmait, Albert II devrait nommer un autre négociateur ou tenter de convaincre Yves Leterme de poursuivre ses efforts.
(D'après agence)
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