Abus sexuels : le Vatican enquête

le 20 septembre 2007 à 11h29 , mis à jour le 20 septembre 2007 à 11h49

Un prélat romain aurait été envoyé par la Congrégation pour la doctrine de la foi pour enquêter sur les agissements d'un prêtre de Florence, Lelio Cantini.

TF1-LCI : La place Saint-Pierre, le 3 juin 2007La place Saint-Pierre, le 3 juin 2007 © TF1-LCI

Le Vatican, s'il faut en croire la presse italienne, aurait envoyé un prélat à la curie de Florence pour enquêter sur une affaire d'abus sexuels dévoilée au printemps et qui continue de susciter des polémiques au sein du diocèse, alors qu'une enquête du parquet est en cours.

L'affaire avait éclaté en avril dernier. L'archevêque de Florence, le cardinal Ennio Antonelli, avait alors reconnu dans une lettre publique que le cas d'un prêtre de son diocèse "coupable d'abus sexuels" avait été réglé en secret par l'Eglise. A la suite d'accusations d'anciens paroissiens transmises à l'évêché de Florence, puis au Vatican, un "procès" selon les normes vaticanes avait reconnu le père Lelio Cantini "coupable d'abus sexuels sur des jeunes femmes entre 1973 et 1987 et de manipulation des consciences". Le prêtre avait été privé de toute fonction ecclésiastique pour cinq ans et condamné à verser pendant cinq ans son obole à une oeuvre de charité et réciter chaque jour pendant un an un psaume pour implorer le pardon des péchés commis.

Questions sur le rôle de l'évêque auxiliaire de Florence

Le scandale s'ajoutant au scandale, la révélation de l'affaire dans la presse avait conduit le parquet de Florence à ouvrir une enquête pour "abus sexuels" sur mineurs, car certaines victimes n'auraient pas été majeures au moment des faits.

L'affaire ayant débordé du sein de l'Eglise, et concernant désormais des mineurs, le Vatican craint l'éventualité que d'autres délits remontent à la surface, s'il faut en croire la presse italienne. Et selon le quotidien La Repubblica, un prélat romain a été envoyé par la Congrégation pour la doctrine de la foi (chargée de promouvoir la doctrine et les moeurs conformes à la foi dans le monde catholique), pour "vérifier, grâce à des rencontres directes avec les victimes de Don Cantini, s'il y a eu d'autres délits encore non dénoncés aujourd'hui".

Dans leurs témoignages au Parquet de Florence, plusieurs membres de la Curie auraient mis en cause le rôle de l'évêque auxiliaire de Florence, Claudio Maniago, qui "n'aurait pas mesuré la gravité des accusations", indique pour sa part La Stampa.

D'après agence

le 20 septembre 2007 à 11:29
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