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Belgique: vers la fin de la crise politique?

le 30 septembre 2007 à 07h25, mis à jour le 30 septembre 2007 à 07:30

Après un premier échec en août, le roi des Belges a de nouveau chargé samedi le leader chrétien-démocrate flamand, Yves Leterme, de former un gouvernement.

Article suivant dans Europe : Vers une sortie de crise ?
TF1/LCI : Drapeaux en BelgiqueDrapeaux en Belgique © TF1/LCI

Le roi des Belges a à nouveau chargé samedi le leader chrétien-démocrate flamand Yves Leterme de former un gouvernement, après un premier échec en août qui a nourri les spéculations sur une scission de la Belgique en raison des divisions entre francophones et néerlandophones.
  
Ce choix était attendu après qu'un autre chrétien-démocrate flamand, le président de la Chambre des députés Herman Van Rompuy, eut annoncé plus tôt samedi avoir trouvé - après un mois de négociations entre partis chrétiens-démocrates et libéraux tant francophones que néerlandophones - "suffisamment d'éléments de convergence" pour tenter à nouveau de former un gouvernement.
  
Yves Leterme, sorti vainqueur côté flamand des législatives du 10 juin dernier, avait en effet été désigné par Albert II en juillet pour une première tentative. Mais au bout de cinq semaines, il avait dû jeter l'éponge, ayant été incapable de jeter les bases d'un accord.  Avec son style cassant, il avait même réussi la contre-performance de creuser encore un peu plus le fossé d'incompréhension entre les Flamands - qui représentent quelque 60% des 10 millions de Belges et souhaitent plus d'autonomie pour leur région, la Flandre, et les francophones de Wallonie et de Bruxelles qui y voient au contraire une menace pour la survie de l'Etat belge.
  
Coalition gouvernementale
 
La crise politique ouverte par les législatives s'était alors approfondie, rendant tout d'un coup crédible l'hypothèse d'une scission du pays. Sans prôner l'indépendance comme les extrémistes, les grands partis flamands exigent une réforme de l'Etat donnant à la Flandre les coudées franches pour gérer son économie et renforçant son "caractère néerlandophone", notamment en mettant fin à la possibilité qu'ont actuellement quelque 150.000 francophones de Flandre de voter, lors des législatives, pour des francophones de Bruxelles. Malgré le rapprochement entre francophones et néerlandophones apparemment réussi par M. Van Rompuy, aucun analyste ne s'attend pour autant à ce que Yves Leterme ait la tâche facile et la formation d'une coalition gouvernementale, si elle aboutit, devrait prendre encore plusieurs semaines.
  
"Si les choses se déroulent bien, et c'est un grand ‘si', on pourrait avoir un accord de gouvernement dans deux, trois semaines", déclarait ainsi samedi soir le commentateur Fabrice Grosfilley sur la télévision belge RTL-TVI, alors que la nomination d'Yves Leterme semblait imminente. En attendant, quelque 111 jours après les législatives, le gouvernement sortant du Premier ministre libéral flamand Guy Verhofstadt gère toujours les affaires courantes ainsi que les affaires considérées comme urgentes de la vie politique belge.

(D'après agence)

le 30 septembre 2007 à 07:25
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