Les Flamands sceptiques sur l'avenir de la Belgique

le 18 septembre 2007 à 18h07 , mis à jour le 18 septembre 2007 à 18h14

Une majorité de Flamands pensent que le pays sera scindé "tôt ou tard". 46% d'entre eux souhaitent même son éclatement immédiat.

TF1/LCI : Drapeaux en BelgiqueDrapeaux en Belgique © TF1/LCI

Plus de trois mois après les élections du 10 juin, les négociations sur la  formation du prochain gouvernement restent dans l'impasse en Belgique. Les partis flamands exigent d'inscrire dans le programme de coalition une vaste réforme de l'Etat accordant plus de pouvoirs à la Flandre, une demande que les francophones rejettent. Face à la paralysie des institutions et le cap symbolique des cents jours dépassés, les sondeurs sont allés à la rencontre des Flamands, pour leur poser cette question : Souhaitez-vous que la Belgique soit scindée ? 46,1% des Flamands interrogés répondent "oui", 49,6% "non" et 4,3% sont sans opinion,  selon cette étude publiée par le quotidien néerlandophone Het Laatste Nieuws, premier tirage de la presse belge.
 
Plus inquiétant encore pour l'avenir de la Belgique : une majorité de Flamands, 65,6%, pensent que le pays sera scindé "tôt ou tard" (contre 29,9% pensant le contraire et 4,5% sans opinion). "C'est ce que nous ressentons auprès des gens : la Flandre se radicalise", a  commenté dans le Laatste Nieuws le président du parti chrétien-démocrate flamand  CDV, Jo Vandeurzen. "Dans l'esprit des Flamands, la scission a déjà eu lieu",  se réjouit de son côté le leader du parti indépendantiste d'extrême droite Vlaams Belang, Filip Dewinter.
 
Malgré l'échec de sa tentative de former un gouvernement cet été, le chef de  file des chrétiens-démocrates flamands Yves Leterme reste le favori des Flamands  pour le poste de Premier ministre : 60,4% des personnes interrogées souhaitent  qu'il prenne la tête du prochain gouvernement, contre 19,8% lui préférant le  Premier ministre sortant Guy Verhofstadt et 7,5% le président de la Chambre Herman Van Rompuy.

Le sondage a été réalisé par l'institut Field Research sur un échantillon  représentatif de 1.000 personnes.

147 jours pour former le gouvernement, record à battre

Tous les journaux belges consacraient mardi leur "une" à cette échéance symbolique de 100 jours dépassée sans espoir de voir une coalition se former à court terme, en tout cas pas avant la rentrée, le 9 octobre, du Parlement fédéral issu des élections du 10 juin. Le chiffre est symbolique, mais le record n'est pas encore atteint. Après les élections législatives de décembre 1987, il a fallu 147 jours pour mettre sur pied un gouvernement et les négociations sont toujours difficiles lorsqu'il s'agit de trouver un accord entre au moins quatre partis.

le 18 septembre 2007 à 18:07
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