Drapeaux en Belgique © TF1/LCIPlus de cent jours après le début de la crise politique, les négociations pourraient bien reprendre en Belgique pour parvenir à la formation du gouvernement. Le président flamand de la Chambre des députés Herman Van Rompuy, "explorateur" désigné par le roi Albert II pour tenter de rapprocher francophones et néerlandophones, a trouvé samedi "suffisamment d'éléments de convergence" entre les deux parties.
Cette reprise de négociations pour former une coalition se ferait sous la direction d'un "formateur" dont le nom n'a pas été dévoilé par le palais royal belge, mais celui-ci serait logiquement amené à devenir Premier ministre. Il devrait s'agir d'Yves Leterme, un autre démocrate-chrétien flamand qui avait rassemblé sur son nom 800.000 voix en Flandre, mais qui avait dû jeter l'éponge il y a un mois après avoir été une première fois nommé "formateur". Sa nomination pourrait intervenir dans les heures qui viennent.
Fossé entre deux communautés
La formation d'un accord complet risque toutefois de prendre plusieurs semaines encore, tant les choses paraissent fragiles. Le scrutin du 10 juin a été marqué par la victoire des démocrates-chrétiens en Flandre et des libéraux francophones en Wallonie et à Bruxelles, qui disposent ensemble de 81 des 150 sièges que compte la Chambre des représentants. Ils peuvent donc envoyer dans l'opposition des socialistes lourdement battus.
Les partis victorieux flamands - qui représentent quelque 60% des Belges - réclament une nouvelle réforme de l'Etat fédéral renforçant l'autonomie des régions et donc de la Flandre, tandis que les partis francophones y voient un affaiblissement du pouvoir fédéral menaçant l'existence même de la Belgique.
D'après agence
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