Détail de l'exposition Bulgari sur le site Internet du joailler. © TF1/LCI| Nicolas Sarkozy s'explique sur l'absence de Cécilia |
Après la Hongrie il y a quinze jours, le passage à Sofia ce jeudi marquait, pour Nicolas Sarkozy, la deuxième étape de la revue d'effectif qu'il a engagée avant de prendre le 1er juillet 2008 la présidence de l'Union européenne. Une visite qui ne pouvait éviter le sujet des infirmières bulgares : décoré de la plus haute distinction bulgare pour son rôle dans leur libération (il a reçu la Stara Planina des mains de son homologue bulgare Guéorgui Parvanov), le chef de l'Etat a rendu un hommage appuyé à l'intervention de son épouse Cécilia, absente à Sofia. Une absence remarquée et sur laquelle Nicolas Sarkozy n'a pas manqué d'être interrogé par la presse bulgare, alors que son épouse devait être décorée avec lui. Le chef de l'Etat a expliqué que Cécilia Sarkozy avait été "blessée par les polémiques qui ont suivi en France, pas en Bulgarie, son intervention". Aussi, a-t-il souligné, "elle a choisi d'être la plus discrète possible, c'est une chose qui est éminemment respectable".
Concernant le rôle de Cécilia Sarkozy dans cette affaire, "son intervention a été en tous points remarquable, et d'une certaine façon décisive", a déclaré le chef de l'Etat, "même si je veux également rendre hommage à madame (Benita) Ferrero-Waldner (commissaire européenne en charge des Affaires Etrangères) et au président (de la Commission José Manuel) Barroso".
"Pour résoudre les crises, il ne faut pas humilier"
"Une chose décisive lors du premier voyage de Cécilia en Libye, c'est le fait qu'elle ne se soit pas contentée d'être à Tripoli avec les infirmières bulgares et le médecin palestinien, mais qu'elle aille à Benghazi prendre en compte la douleur des familles dont les enfants ont le sida", a estimé Nicolas Sarkozy. "Pour résoudre les crises, il ne faut pas humilier, il faut essayer de comprendre". Quant au président bulgare, il a salué "la force et la détermination" du couple Sarkozy qui ont, selon lui "amené à la résolution définitive, à la fin heureuse" de l'affaire des infirmières.
Le président français a également profité de la cérémonie pour présenter aux Bulgares sa vision de l'Europe. "Je veux dire au peuple bulgare qu'au travers du drame vécu par ses infirmières et ce médecin, c'est toute l'idée que je me fais de l'Europe qui est en jeu", a-t-il lancé, "dans mon esprit, l'Europe signifie que chaque pays membre de la communauté, de l'Union, peut compter sur la solidarité des autres. Plus jamais la Bulgarie ne sera seule".
D'après agence
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