Iran et Kosovo au menu pour Poutine et Merkel

le 14 octobre 2007 à 09h56 , mis à jour le 14 octobre 2007 à 19h53

Les sujets qui fâchent ne manqueront pas à la rencontre entre le président russe et la chancelière allemande, avec également le bouclier antimissile américain.

TF1-LCI G8Les dirigeants du G8 le 7 juin, en Allemagne. © LCI

Le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel se retrouvent ce dimanche soir à Wiesbaden, en Allemagne, pour un sommet de deux jours consacré en grande partie aux questions épineuses du programme nucléaire iranien et du statut du Kosovo.

Dès samedi, Angela Merkel a fait savoir qu'elle comptait aborder avec le président russe certains "problèmes internationaux que nous ne pouvons régler qu'en commun". A savoir, en premier lieu : la "question de l'Iran et de la nécessité de nouvelles sanctions". La Russie rechigne en effet à donner son feu vert à une nouvelle volée de sanctions de l'ONU destinées à contraindre Téhéran à renoncer à son programme d'enrichissement d'uranium. En second lieu, a noté Angela Merkel  : "l'avenir du Kosovo", qui réclame une indépendance que la Serbie soutenue par Moscou lui refuse. "Nous pouvons discuter ouvertement de nos différences d'opinion mais nous constatons aussi des points communs", a temporisé la chancelière allemande dans son traditionnel message vidéo du samedi.

Commerce : Berlin regarde vers l'Est, Moscou vers l'Ouest

Autre dossier international difficile à l'ordre du jour : le projet d'installation d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, considéré par Moscou comme une menace pour sa sécurité. Russes et Américains viennent d'échouer en fin de semaine à trouver un accord sur le projet américain au terme de négociations à Moscou entre chefs de la diplomatie et responsables de la Défense auxquelles Vladimir Poutine a activement
pris part. Angela Merkel devrait rappeler qu'elle souhaite voir le dossier discuté dans le cadre de l'Otan.

Une grande attention sera également portée aux relations économiques et commerciales qui sont la clé du partenariat stratégique russo-allemand. L'Allemagne veut de nouveaux accès au marché russe pour ses géants industriels, alors que la Russie veut investir en Europe occidentale où elle est perçue avec méfiance. Au premier semestre 2007, les échanges commerciaux entre les deux pays ont augmenté de 13,5% par rapport au premier semestre 2006 pour atteindre 22,7 milliards de dollars. Le volume d'investissements allemands dans l'économie russe sur le premier semestre a dépassé deux milliards de dollars, selon des chiffres donnés par le Kremlin.

D'après agence

le 14 octobre 2007 à 09:56
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3 Commentaires

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  • Pentaerythrite, le 15/10/2007 à 09h57

    Souhaitons à madame la chancellière meilleurs chance que Sarkozy.... Quant à ceux qui découvrent que les yankees sont fauteurs de guerre, c'est d'une naïveté désarmante.

  • Fournier, le 14/10/2007 à 11h52

    On critique Mr Sarkozi mais Mme Merkel tient à peu près le même discour . C'est bien la preuve qu'ils sont fait dans le même métal tous les deux et qu'ils ont les mêmes qualités

  • Xx, le 14/10/2007 à 11h16

    C'est simple, qu'est ce que feront les russes, on met des abm a mes frontieres, ca veut dire que les usa peuvent me detruire, ok je fabrique pour me defendre, 10000,20000,30000 tetes nucleaire avec des lanceurs tactiques avion, sous marin, lanceur mobile, avec des unités conventionnelle d'attaque. Voila ce qu'on va obtenir en provoquant les russes, la paix et le resultat d'un equilibre et de compromis dans les rapports de force, les usa cassent cet equilibre. On va droit a la catastrophe.

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