© sxc.huUn commissaire de police de Saint-Josse, petite commune de l'agglomération bruxelloise, a très officiellement prié ses hommes de s'abstenir de "fréquenter les bordels" et de boire de l'alcool durant les heures de service, a rapporté mardi le quotidien belge La Dernière-Heure. L'initiative du commissaire se voulait une réponse à des "rumeurs infondées", mais la publication de l'article a néanmoins causé "beaucoup d'émoi", selon le mot d'un porte-parole de la police locale.
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Publié le 11/03/2011
Dans une circulaire datée du 28 mai reproduite par le journal, le commissaire Erwin Renard relève que "certaines règles déontologiques" semblent avoir été ignorées par des membres du personnel durant son absence, due à des problèmes de santé. "Ces fonctionnaires pensent que les heures de service servent à consommer de l'alcool dans des débits de boissons, à faire du sport, à fréquenter les bordels ou autres salons de massage, à entretenir une relation intime avec des habitant(e)s de son quartier ou lors de sa patrouille, à manger à l'extérieur à la vue de tout le monde...", écrit le commissaire Renard.
Un "style direct" et "peut-être maladroit"
Rappelant ses hommes au respect de la déontologie, il souligne que la hiérarchie "ne tolérera plus" de tels écarts. "C'est uniquement en donnant le bon exemple que la police se fera respecter...", ajoute le commissaire, dont la zone de responsabilité couvre le quartier de la gare du Nord, l'un des principaux centres de la prostitution à Bruxelles.
Embarras au sein de la police après la publication de cette circulaire. Mardi, le porte-parole de la police a démenti formellement l'existence des abus décrits. "M. Renard, qui est connu comme étant d'une intégrité irréprochable, a été informé de certaines rumeurs. Sa note n'avait d'autre but que de rappeler les valeurs fondamentales de la police", a-t-il expliqué. "Il s'agissait de rumeurs infondées. S'il y avait eu des faits concrets, on se serait bien entendu séparé de tels collaborateurs", a ajouté le porte-parole, en reconnaissant que le "style direct" du commissaire, dont le français n'est pas la langue maternelle, était "peut-être maladroit".
D'après agence
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