A Paris, une manifestation rendant hommage à la journaliste Anna Politkovskaïa était organisée le 7 octobre 2007 © TF1/LCITriste coïncidence. Alors que le président russe Vladimir Poutine reçoit ce dimanche au Kremlin les responsables militaires du pays à l'occasion de son 55e anniversaire, la Russie commémore aujourd'hui l'assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, tuée il y a tout juste un an. A cette occasion, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dimanche dans le centre de Moscou sous forte surveillance policière pour rendre hommage à la journaliste. Les manifestants portaient notamment des bannières du mouvement d'opposition de l'ex-Premier ministre Mikhaïl Kassianov.
"Il y a un an, Anna Politkovskaïa a été tuée de manière méprisable. Elle est morte en tentant de défendre la dignité humaine de tous les citoyens. Son nom est devenu synonyme de la plus haute autorité morale", a déclaré Mikhaïl Kassianov dans un discours. Des centaines d'agents du ministère de l'Intérieur et de policiers entouraient les manifestants, alors qu'un écran géant diffusait des images montrant la journaliste et de précédentes manifestations d'opposition.
Une plaque à son nom
L'ancien champion d'échecs Garry Kasparov, leader du mouvement d'opposition l'Autre Russie, a également apposé une plaque à son nom sur le mur de l'immeuble où elle vivait, avant de déposer une gerbe de roses devant sa porte. Des manifestations rendant hommage à la journaliste ont également eu lieu dans d'autres villes, notamment à Paris.
Anna Politkovskaïa était l'une des rares journalistes russes à avoir continué à couvrir le conflit en Tchétchénie lancé en 1999 et à dénoncer les atteintes aux droits de l'Homme. Elle a été assassinée le 7 octobre 2006 dans le hall de son immeuble à Moscou. Un an après, l'assassinat n'a toujours pas été élucidé. En septembre, un ex-responsable de l'administration tchétchène pro-russe, Chamil Bouraev, a été inculpé de complicité d'assassinat dans ce crime. A la fin du mois d'août, le Parquet avait annoncé l'arrestation d'une dizaine de suspects, dont des membres du ministère de l'Intérieur et du FSB, l'ex-KGB. Mais deux suspects ont depuis été relâchés et le rôle d'un officier du FSB reste trouble.
(D'après agence)
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