Pia Kjaersgaard, dirigeante du Parti du peuple danois, formation d'extrême droite © TF1/LCI90 sièges sur 179 : la coalition droite-extrême droite au pouvoir depuis 2001 a été reconduite de justesse mardi par les électeurs danois, qui se sont déplacés en masse à plus de 86%. Le Premier ministre libéral Anders Fogh Rasmussen, fort de son excellent bilan économique, a ainsi gagné son pari en gagnant ces législatives qu'il avait convoquées avec quinze mois d'avance. Il obtient pour la troisième fois consécutive la confiance des Danois.
Mais son alliance de centre-droit entre libéraux et conservateurs a néanmoins perdu quatre mandats depuis 2005. Il devra donc encore composer avec le Parti du peuple danois dirigé par Pia Kjaersgaard pour gouverner. Avec 25 députés, soit un de plus qu'en 2005, le PDD conforte sa position de troisième formation du parlement derrière le parti social-démocrate. Il sort d'autant plus renforcé politiquement du scrutin que Nouvelle alliance, le nouveau parti de centre-droit fondé par le syro-palestinien Naser Khader, opposé à ses thèses, ne peut servir de force d'appoint à Anders Fogh Rasmussen à ses détriments.
La campagne a été dominée par la politique d'immigration et celle relative aux réfugiés, dont le nombre a baissé de 80% depuis l'arrivée du bloc de centre-droit en 2001. Le PPD a en effet bâti sa popularité sur sa croisade anti-immigrés, notamment de confession musulmane, et est à l'origine de l'une des politiques d'immigration les plus restrictives d'Europe. Au moment de la crise des caricatures de Mahomet en 2006, créée par un quotidien danois, il s'était posé en défenseur de la liberté d'expression.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




