Image d'archives © TF1L'opération de police "Koala" contre les milieux pédophiles, qui a visé cette semaine près de 2 500 personnes dans un grand nombre de pays européens, trouve son origine dans l'arrestation d'un homme en Belgique il y a un an, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Selon cette source, l'affaire a démarré il y a un an à la suite d'une alerte de la police australienne sur des images d'une fillette blonde de type européen. Cette fillette parlait néerlandais, ce qui a permis à la police belge d'arrêter l'auteur des abus, un habitant de Bruges (Flandre) qui n'était autre que le père de la fillette.
Cet homme, poursuivi aujourd'hui pour des faits d'inceste, de viols et d'attentats à la pudeur, avait aménagé chez lui un petit studio où il filmait ce qu'il faisait subir à ses deux filles. Le "producteur" de ces images était un Italien, qui se chargeait de les distribuer sur Internet. L'arrestation de cet homme en Italie quelques jours après a eu un "effet domino", selon cette source, car l'exploitation de son carnet d'adresses électronique a permis de mettre au jour un vaste réseau d'échange d'images pédophiles à travers toute l'Europe.
25 personnes entendues en France
"L'exploitation de ces données informatiques a pris beaucoup de temps car nous étions confrontés à des centaines de milliers d'images et à des milliers d'adresses IP (le numéro qui identifie chaque ordinateur connecté à internet)", a expliqué cette source. Du fait de son ampleur, l'enquête a été coordonnée par Europol, l'office de police européen, et Eurojust, l'unité de justice européenne, qui en présenteront les résultats lors d'une conférence de presse lundi à La Haye.
En France, 25 personnes ont été interpellées et entendues dans l'affaire Koala. En Belgique, plusieurs dizaines de perquisitions et plusieurs arrestations ont été effectuées, selon la source judiciaire belge qui n'a pas voulu donner plus de précisions avant la conférence presse de lundi.
(D'après agence)
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