Guy Verhofstadt © LCIAprès six mois de crise, les Belges ont enfin un gouvernement. Evidemment, il n'est qu'intérimaire et ne correspond pas exactement aux résultats des élections législatives. Mais, en attendant une équipe conforme au scrutin de juin dernier, le pays sera au moins administré correctement.
Finalement, c'est Guy Verhofstadt, le Premier ministre libéral flamand sortant, qui a permis de débloquer la situation. Après de longs pourparlers, il a convaincu le parti démocrate-chrétien francophone CDH de rejoindre son équipe. Le CDH s'allie ainsi aux démocrates-chrétiens flamands (CDV), aux libéraux flamands (Open VLD) et francophones (MR) et aux socialistes francophones.
Ce gouvernement de transition entrera en fonction dans les prochains jours. Il doit permettre de répondre aux problèmes "urgents" auxquels est confronté le pays, comme la baisse du pouvoir d'achat à propos de laquelle 20.000 personnes ont réclamé des mesures lors d'une manifestation samedi.
Date limite fixée au 23 mars
La formation d'un gouvernement définitif reste quant à elle soumise à un accord plus vaste entre Francophones et Flamands sur une réforme des institutions belges accordant une plus large autonomie des régions. Celle-ci est exigée par les partis flamands mais redoutée par les francophones qui y voient le début de la fin de la Belgique. Cette négociation institutionnelle devrait démarrer dans les prochaines semaines.
La date limite a d'ailleurs été de fait fixée par Guy Verhofstadt lui-même : il a indiqué que son équipe resterait en place jusqu'au 23 mars au plus tard, jour où il entend passer le relais à Yves Leterme, le chef des démocrates-chrétiens flamands. Ce dernier tente toujours de former un gouvernement stable.
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