Les Espagnols se mobilisent contre ETA

Par D.H. (avec agence), le 03 décembre 2007 à 16h30 , mis à jour le 03 décembre 2007 à 18h07

Après la mort du garde civil espagnol, tué samedi en France, les Espagnols se sont rassemblés lundi en silence devant leurs mairies.

Les funérailles à Madrid d'un garde civil abattu à Capbreton (2 décembre 2007)Les funérailles à Madrid d'un garde civil abattu à Capbreton (2 décembre 2007) © TF1/LCI

La grande manifestation unitaire contre ETA à l'appel des partis politiques espagnols est organisée mardi soir à Madrid. Mais déjà les Espagnols se sont rassemblés lundi en silence devant leurs mairies ainsi qu'au Parlement et au Sénat pour protester contre le meurtre attribué à l'ETA d'un garde civil espagnol.

A Madrid, le recueillement a fait place à la confrontation dans une ambiance houleuse. Des centaines de personnes rassemblées devant la mairie de la capitale ont réclamé la démission du chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, et ont conspué des représentants du parti socialiste au pouvoir (PSOE). "Complices d'ETA, hors d'ici" ou "Zapatero fais ta valise et va-t-en avec ETA", criaient les manifestants, interrompant sans vergogne les cinq minutes de silence organisées par le maire de la ville Alberto Ruiz-Gallardon, membre du Parti populaire d'opposition (PP, droite).

Les meurtriers présumés en fuite 

Le secrétaire général du PP, Angel Acebes, présent au rassemblement, a réagi en affirmant que son parti n'était pas en faveur "d'insultes contre quiconque". Il a dit espérer qu'il "n'y aurait pas d'incidents" à la manifestation de mardi à laquelle le PP participera. En revanche l'AVT a indiqué qu'elle n'y assisterait pas. M. Ruiz-Gallardon a lancé pour sa part un appel au calme, demandant que la réunion de mardi se déroule "dans le silence et la sérénité". L'Association des victimes du terrorisme (AVT), proche de la droite, et le Parti populaire s'étaient vivement opposés au récent "processus de paix" avorté entre l'ETA et le gouvernement socialiste. Ils l'accusaient de "négocier avec les terroristes" et d'être prêt à céder à leurs revendications.

Les trois membres présumés d'ETA qui ont tué le garde civil et blessé un second samedi à Capbreton, dans les Landes, sont toujours en fuite. Le garde civil blessé, âgé de 23 ans, se trouve dans un coma profond et un état de mort clinique apparente, selon l'hôpital de Bayonne où il se trouve.

Par D.H. (avec agence) le 03 décembre 2007 à 16:30
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