© AFP - GERARD JULIENSept ans après les émeutes en marge du sommet du G8 à Gênes, en juillet 2001, la justice italienne a condamné 24 altermondialistes à de la prison ferme qui avaient pris part aux troubles. La peine la plus lourde, onze années d'emprisonnement, a été prononcée à l'encontre de Marina Cugnaschi, considérée comme appartenant au "bloc noir" regroupant les plus radicaux des manifestants reconnus responsables des saccages et des destructions pendant ces manifestations.
Trois autres altermondialistes ont été condamnés a plus de dix ans de prison, et cinq autres à des peines variant de six à sept ans et dix mois d'emprisonnement. Vingt cinq personnes étaient poursuivies et des peines de 8 mois à 15 ans avaient été requises. L'une d'entre-elles a été acquittée.
Le sommet des huit pays les plus industrialisés de Gênes, en juillet 2001, avait été marqué par de violents affrontements entre les manifestants altermondialistes et les forces de l'ordre. Un jeune homme de 23 ans, Carlo Giuliani, avait été abattu par un carabinier. L'affaire de sa mort a été classée sans suite par la justice italienne en mai 2003. Les affrontements lors de la manifestation avaient fait plusieurs centaines de blessés et des millions d'euros de dégâts.
D'après agence
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