Leterme jette l'éponge, mais reste "disposé" à aider

le 01 décembre 2007 à 13h31 , mis à jour le 01 décembre 2007 à 18h56

Le pays est dans l'impasse, après un nouvel échec des négociations entre Flamands et Wallons. Depuis le 10 juin, la Belgique est sans gouvernement.

TF1/LCI - Yves LetermeYves Leterme © TF1/LCI

Deuxième échec pour Yves Leterme. Le démocrate-chrétien flamand qui avait pour mission de former un gouvernement composé de quatre partis pour sortir la Belgique de l'impasse politique où elle se trouve depuis six mois, a démissionné samedi, marquant l'échec de ces pourparlers, a fait savoir le porte-parole de son parti. Le roi Albert II de Belgique a accepté ce retrait.

Yves Leterme a cependant précisé qu'il était toujours "disposé à travailler" à la recherche de solutions pour l'avenir. "Les dernières semaines et mois, j'ai fait tout ce qui était possible pour  mener cette tâche à bon port. Malheureusement, cela n'a pas été possible", a  ajouté le leader des chrétiens-démocrates flamands du CVD.

"Pas sérieux de continuer sans ces accords clairs"

"Le pays et ses habitants ont besoin d'un gouvernement fort et énergique  mais je reste convaincu que cela n'est possible que moyennant la réalisation des  réformes nécessaires", estime Yves Leterme, qui constate "qu'il n'a pas été possible de trouver des accords clairs entre tous les partis à la table des négociations sur le contenu de ces réformes" et qu'il n'est donc "pas sérieux de continuer sans ces accords clairs". Depuis les législatives du 10 juin, les démocrates chrétiens et les libéraux flamands ainsi que leurs homologues wallons tentent de trouver un accord, en vain. Les négociations semblent avoir achoppé sur la question sensible d'une autonomie accrue des régions.

Il appartient désormais à Albert II d'évaluer les possibilités pour la  suite. Un scénario évoqué par les médias belges serait un maintien temporaire de  l'équipe gouvernementale sortante (libérale-socialiste), éventuellement élargie.  Elle gère les affaires courantes depuis près de six mois sous la direction du Premier ministre Guy Verhofstadt. Elle resterait en place jusqu'à des élections régionales prévues en 2009  dans le pays, selon cette hypothèse. De son côté, l'extrême droite flamande réclame la scission de la Belgique. Cette situation "prouve qu'il est impossible de former un gouvernement représentant les intérêts tant du nord [la Flandre] que du sud [la Wallonie]", a déclaré le sénateur Vlaams Belang, Joris Van Hauthem.

D'après agence

le 01 décembre 2007 à 13:31
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8 Commentaires

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  • Lefrancois, le 01/12/2007 à 20h51

    Quand un pays, membre de l'Union, est atteint de sécétionnisme, menacé d'éclatement, les autres pays membres de l'Europe n'ont rien dire à part discuter du projet de constellation de satellites en vue d'un réseau GPS européen. Pas concerné l'Europe, rien à dire, rien à faire! Je croyais qu'elle devait veiller et aider au maintien de l'intégrité de chacun de ses membres et pas seulement en cas d'agression extérieure. C'était bien la peine de villipender Chypre et de poser comme condition d'entrée sa réunification et la liberté d'installation de chaque citoyen dans n'importe quelle partie de l'île!

  • Geronimo, le 01/12/2007 à 19h54

    C'est une histoire de nombre de zéros sur le cheque pour les wallons. Albert II lui veut préserver son gros cheque belge donc il ( ses conseillers qui eux savent faire des calculs ) fera tout pour faire monter le nombre de zéros.

  • Macropixels, le 01/12/2007 à 19h15

    Réponse à Jacques: les Belges (dont je fait partie) ne s'entretuent pas et ne s'engeulent pas à cause d'une langue. Les politiciens s'engeulent. Moi j'ai 32 ans, j'habite dans une région frontalière avec la flandre, je croise tout les jours des flamands qui mettent leurs enfants dans la même école (francophone) que ma fille, et tout se passe à merveille. Bien sur, il y a des groupuscules de fashos qui désirent la séparation (d'un coté comme de l'autre) mais ils sont une minorité. Bref, je vous rassure amis Français, les belges restent et resterons des gens bonhomme et sympathique comme nulle part ailleur, on est fièrs d'être Belges, et mis à part quelques illuminés, aucun de nous n'a envie d'être rattaché à un autre pays. (encore moins la France)

  • Zavphi, le 01/12/2007 à 18h43

    Quel gâchis, apres 6 mois, on est nulle part en Belgique. Il aurait dû déjà démissionner depuis plus de 3 mois ! Préparez vous à dire adieu à la Belgique !

  • Jacques, le 01/12/2007 à 18h31

    Quelle pitié pour de nombreux français dont je suis de voir ce pays déchiré par des problèmes de langues. J'ai longtemps travaillé à Bruxelles ou j'ai été constamment surpris de constater comment, dans les entreprises, les salariés vous répondent en français, s'adressent à un néerlandophone dans sa langue et répondent au tel en anglais, tout cela en même temps !! Peu de français ont cette capacité !! Les belges devraient en être fier et profiter de leur multiculturalisme et de leur multilinguisme ?au lieu de se battre. Et soyez sûr que les français aiment autant se rendre à Charleroi, qu'à Bruxelles ou Anvers (Antwerpen!). Appelez les belges de bon sens à descendre dans la rue pour obliger les politicards à s'entendre !!!

  • Salva, le 01/12/2007 à 17h33

    Je suis belge et je suis honteux de notre pays. Quelle image donnons nous aux français.Vous voulez pas nous prêter Sarkozy pour nettoyer au karcher tous nos dirigeants incompétents ?

  • Tschumperlé, le 01/12/2007 à 16h44

    Preuve est faite qu'un pays peut très bien se passer d'un gouvernement si ses fonctionnaires travaillent sérieusement !

  • Louis, le 01/12/2007 à 14h08

    Nous avons perdu assez de temps avec toutes ces histoires, les Belges n'en peuvent plus et commencent à s'impatienter. Il est donc plus que temps que la Flandre prenne son indépendance comme elle le souhaite et que Bruxelles, sa périphérie, les Fourons et la Wallonie soient rattachées à notre seule vraie mère patrie : la France. Voilà enfin un avenir qui nous redonnera espoir.

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