Manifestation pour le "rejet du terrorisme" mardi à Madrid

le 02 décembre 2007 à 09h57 , mis à jour le 02 décembre 2007 à 12h40

Partis politique, organisations patronales et syndicales espagnols condamnent le meurtre d'un garde civil à Capbreton, en France, attribué à l'ETA.

TF1/LCI : Manifestation contre l'ETA à MadridManifestation contre l'ETA à Madrid © TF1/LCI

Une grande manifestation unitaire contre l'ETA va avoir lieu mardi à Madrid, pour condamner le meurtre d'un garde civil espagnol samedi à Capbreton, en France. Les principaux partis politiques espagnols et les  grandes organisations patronales et syndicales se sont insurgés contre cette nouvelle affaire impliquant l'organisation séparatiste basque. Dans une rare démonstration d'unanimité et de solidarité, ces partis et organisations se sont réunis samedi après-midi au Congrès des députés pour exprimer leur "condamnation de ce nouveau crime du terrorisme".
 
Le Parti Populaire d'opposition de droite, très critique de la politique  antiterroriste du chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero, s'est joint  à cette réunion convoquée par le Parti socialiste au pouvoir. "Le terrorisme peut seulement être combattu et mis en déroute par l'unité des démocrates et avec la force de l'Etat de droit", précise le communiqué unitaire, qui annonce l'organisation de la manifestation, en signe de "rejet du terrorisme".
 
"Acharnement répressif" de Sarkozy, selon Batasuna
 
"Le fait que cet acte criminel se soit déroulé en territoire français  renforce notre conviction que la collaboration internationale, en particulier  entre les gouvernements de France et d'Espagne, est un instrument essentiel de  la lutte antiterroriste", ajoute le communiqué. Le Parti Populaire réclame à nouveau la mise hors la loi de deux partis indépendantistes basques, l'Action nationaliste basque et le Parti communiste des terres basques, soupçonnés d'être des émanations déguisées de Batasuna, bras politique interdit de l'ETA.
 
Dans les rangs de Batasuna, on estime que la mort du garde civil souligne "la  nécessité" d'un règlement du conflit basque, "même si nous ne connaissons pas pour l'instant les auteurs, et avec les précautions à prendre autour de cet événement". Ce parti indépendantiste, autorisé en France mais interdit en Espagne où il est considéré comme le bras politique de l'organisation armée ETA, avait dénoncé mercredi à Bayonne "l'acharnement répressif" qui vise, selon lui, les militants de la gauche abertzale (patriote) au Pays basque français depuis l'élection de  Nicolas Sarkozy. "Notre proposition", poursuit Batasuna, "est de reprendre la possibilité  d'une solution sur des bases solides, pour résoudre définitivement le conflit"."Seul un accord politique qui instaure un cadre démocratique en Heuskal Herria (Pays basque) peut résoudre ce conflit", selon le texte.

Violences au Pays Basque espagnol

Un autobus a été incendié dans la nuit de samedi  à dimanche au Pays Basque espagnol, où se sont déroulés plusieurs autres  incidents de violence urbaine dite "kale borokka", ont annoncé les autorités  locales. Des conteneurs ont été brûlés et des cocktails Molotov ont été jetés sur des distributeurs de billets de banque dans le localité de Billabona. La "kale borroka" est attribuée à de jeunes indépendantistes basques  radicaux, considérés comme étant proches de l'organisation séparatiste armée  ETA. Par ailleurs, selon les médias espagnols, au total 41 membres  d'organisations qui seraient liées à l'ETA avaient été arrêtés dimanche, à la  suite d'un mandat d'arrêt émis vendredi par la justice espagnole.

D'après agence

le 02 décembre 2007 à 09:57
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