Le drapeau de l'Espagne © TF1/LCILes sportifs espagnols et leurs supporters devront encore se contenter de fredonner "la-la-la!" quand la "Marche royale", l'hymne du pays, sera jouée lors des compétitions internationales. La "Marche royale" possède en effet la particularité d'être un simple instrumental.
Sous Franco, des paroles lui avaient ajoutées, mais elles avaient été abandonnées en 1978, trois ans après la mort du dictateur. Faute d'un consensus dans un pays encore très divisé, elles n'avaient pas été remplacées.
"Vive l'Espagne"
Alors que les JO de Pékin se profilent, le Comité olympique espagnol avait relancé une tentative afin de permettre à ses athlètes de chanter en cas de victoire. Il avait pour cela organisé un grand concours ouvert à tous. Le texte retenu, écrit par un chômeur de 52 ans, glorifiait, de manière consensuelle et neutre, la "patrie" et la "fraternité" dans la diversité, comme par exemple la première strophe : "Vive l'Espagne !/Nous chanterons tous ensemble/d'une voix distincte/et d'un seul coeur". Les mots "justice et grandeur/démocratie et paix" terminaient l'hymne.
Un dirigeant de gauche a jugé que ces paroles "sentaient le franquisme à plein nez". En raison de "Vive l'Espagne" au début, elles ont aussi fortement déplu aux nationalistes basques et catalans. De vives critiques se sont également élevées pour dénoncer un texte "archaïque", "vétuste" et ringard. Résultat : le Comité olympique a jeté l'éponge. Placindo Domingo, qui devait inaugurer la nouvelle "Marche Royale", devra attendre. Un autre concours devrait être lancé d'ici peu.
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