La crise des ordures à Naples (4 janvier 2008) © TF1/LCILe chef du gouvernement italien Romano Prodi a pris mardi des mesures pour "régler de façon définitive" la crise des ordures qui touche Naples. "Il y aura un recours aux forces armées pour les cas urgents", a déclaré Romano Prodi à l'issue d'une réunion avec les ministres concernés. Les militaires devraient ainsi être employés à dégager les plus de 110.000 tonnes d'ordures qui encombrent depuis fin décembre la région de la Campanie, dont 5200 tonnes pour la seule ville de Naples, en raison de la saturation du système de traitement des déchets.
Romano Prodi a promis de "mettre fin à 14 ans d'état d'urgence" dans la région en matière de déchets. Les mesures vont notamment aider la Campanie à "atteindre l'autosuffisance en termes d'enfouissement" de façon à "éviter le recours à l'exportation" des ordures vers l'étranger, comme c'est le cas actuellement avec l'Allemagne à laquelle l'Italie envoie des convois de déchets à traiter. Romano Prodi a notamment annoncé la construction "d'au moins trois incinérateurs", dont la région est jusqu'à présent dépourvue, sans pour autant annoncer le calendrier de leur mise en service. Un premier incinérateur est déjà en construction.
Pas de commentaires sur les affrontements
Un commissaire extraordinaire, un ancien chef de la police, assisté d'un général de l'armée, ont par ailleurs été nommés pour une période de quatre mois afin de veiller à la résorption de crise. Romano Prodi n'a en revanche fait aucun commentaire sur les affrontements qui opposent depuis plusieurs jours à Pianura les forces de l'ordre à des centaines de manifestants qui s'opposent à la réouverture d'une décharge pour y acheminer les ordures en souffrance. Dans la nuit de lundi à mardi, deux bus ont été brûlés devant le site de Pianura et les forces de l'ordre ont dû charger les manifestants en usant de lacrymogènes.
Pour la principale association italienne de défense de l'environnement Legambiente, une partie des responsables de cette "situation catastrophique" sont "les entreprises de traitement qui ont remporté les appels d'offres mais n'ont pas rempli leurs engagements, construisant des sites inadaptés et ne respectant pas les normes pour traiter les déchets". "Au niveau politique, la faute est de ne pas mis en place le tri sélectif. Si déjà on commence immédiatement par ramasser le carton, le plastique et le verre qui se trouvent dans les ordures accumulées dans les rues, on résoud une bonne partie du problème", a indiqué Raffaele del Giudice, un responsable de Legambiente en Campanie.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




