Saakachvili devrait être réélu

le 06 janvier 2008 à 12h11 , mis à jour le 06 janvier 2008 à 14h27

Alors que l'opposition dénonce des fraudes, l'OSCE estime que cette élection présidentielle est "valide".

Mikhaïl SaakachvilMikhaïl Saakachvil, le président de Georgie © DR

Les résultats définitifs du scrutin ne devraient pas être connus avant dimanche soir mais déjà Mikhaïl Saakachvili semble assuré de sa réélection à la présidence de la Georgie. Et ce dès le premier tour. D'après les premiers résultats portant sur 105 des 3.512 bureaux de vote, le président sortant est crédité d'un peu plus de 61% des voix. Un sondage sortie des urnes diffusé samedi après la fermeture des bureaux de vote lui prédisait un score de 53,8%, loin devant les 28,3% du chef de file de l'opposition, Levan Gatchetchiladze.
 
"D'après les sondages de sortie des urnes et toutes les données, nous avons gagné, même si nous devons attendre les résultats définitifs de la commission centrale des élections", a dit Saakachvili de son QG de campagne, dans le centre de Tbilissi. "C'est une nouvelle victoire pour la Géorgie." Dans les rues enneigées de la capitale, ses partisans ont célébré la victoire à coups de klaxon.
 
Fidèle allié des Etats-Unis
 
L'opposition de son côté dénonce une fraude électorale et a appelé ses partisans à manifester dimanche dans Tbilissi en début d'après-midi. "Saakachvili ment, les sondages sortie des urnes ont été falsifiés", a déclaré Gatchetchiladze, affirmant qu'il l'avait emporté. Des allégations démenties par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui a jugé dimanche l'élection "concurrentielle" et l'estimant ainsi "valide".
 
Porté au pouvoir par la "révolution des roses" de 2003, Saakachvili, 40 ans, a suscité la consternation de ses soutiens occidentaux en faisant intervenir en novembre les forces de l'ordre et en fermant la chaîne de télévision d'opposition Imedi en réponse aux plus importantes manifestations qu'ait connues le pays depuis les événements de 2003. Fidèle allié des Etats-Unis, il avait convoqué ce scrutin présidentiel anticipé pour tenter de restaurer son autorité et son image de démocrate écornée par la répression des manifestations.
 

(D'après agences)
 

le 06 janvier 2008 à 12:11
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