Dmitri Medvedev, comme convenu

Par Diane HEURTAUT (avec agences), le 02 mars 2008 à 15h50 , mis à jour le 03 mars 2008 à 07h17

Sans surprise, le candidat du Kremlin a largement remporté dès le 1er tour la présidentielle russe, avec 70,22% des voix.

poutine MedvedevVladimir Poutine et Dmitri Medvedev, lors d'un concert sur la place Rouge de Moscou, pour célébrer la victoire de Medvedev à la présidentielle, le 2 mars 2008 © TF1-LCI

 

  • Cet homme est rock'n roll

    Le président russe Dmitri Medvedev est fan de rock. Il a récemment rencontré le groupe britannique Deep Purple à qui il a raconté ses souvenirs, de DJ notamment.

    Publié le 23/03/2011 Cet homme est rock'n roll
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70,22% des suffrages, après dépouillement de 99% des bulletins. Comme prévu, Dmitri Medvedev, successeur désigné de Vladimir Poutine, a très largement remporté dès le 1er tour dimanche, l'élection présidentielle en Russie. Il s'approche ainsi du score de Vladimir Poutine, élu avec 71,31% des voix lors de la présidentielle de 2003.

Depuis plusieurs mois, les 109 millions de Russes appelés aux urnes connaissaient le nom de leur nouveau président, le 3e de l'ère post-soviétique, adoubé par Vladimir Poutine. Un non suspense, au point que les deux hommes -à  croire qu'ils s'étaient donnés le mot- ont préféré parler météo après avoir voté, avec tous les sous-entendus qu'on pouvait y entendre : Vladimir Poutine voyant dans "la pluie, un bon signe", son dauphin se félicitant de l'arrivée du "printemps"... Ils se sont ensuite rejoints pour déjeuner. Comme pour minimiser, déjà, le résultat de cette  élection en forme de passation de pouvoir. 

Le 7 mai, prise de pouvoir dans le "prolongement" de Poutine

Seule information nouvelle du jour : Medvedev, 42 ans, prendra ses fonctions le 7 mai, tandis que Poutine est appelé à une reconversion comme Premier ministre faute d'avoir pu se représenter au Kremlin. D'ici là, un remaniement ministériel est improbable, a déclaré dimanche le secrétaire général du Kremlin. Et déjà, Medvedev a déclaré que sa politique s'inscrirait dans "le prolongement direct" de la présidence de Poutine.

Avant même l'annonce des résultats définitifs, Vladimir Poutine a félicité, au cours d'un concert sur la Place rouge, son sucesseur qui à son tour a pris la parole sur la scène. Il a déclaré que la Russie avait choisi "la voie du développement pour une longue période à venir" et que "la politique du président Poutine" serait poursuivi. 
 
Le candidat communiste porte plainte

Omniprésent à la télévision et fort du soutien de Vladimir Poutine, Dmitri Medvedev était crédité dans les sondages de 61% à 80% des intentions de vote dès le 1er tour. En face, ses 3 adversaires (le communiste Guennadi Ziouganov, l'ultranationaliste proche du Kremlin Vladimir Jirinovski et l'énigmatique Andreï Bogdanov qui prône l'adhésion de la Russie à l'UE) étaient réduits à la figuration.

Aussitôt les estimations connues dimanche soir, Guennadi Ziouganov, crédité de 17,2% à 19,5%, a dénoncé un scrutin "peu honnête" marqué par des "violations plus cyniques les unes que les autres". Il a annoncé qu'il allait porter plainte pour violations de la loi électorale. En attendant, son score démontre un certain raz-le-bol d'une partie de la population. Il est suivi de l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, avec de 10,5 à 11,4%, d'après les deux sondages.

Irrégularités

Les rares observateurs occidentaux qui suivent dimanche l'élection présidentielle en Russie ont exprimé leur préoccupation quant à des irrégularités dans le vote et à la campagne qui l'a précédé. Une organisation russe indépendante a en outre dit avoir déjoué des tentatives de bourrage d'urnes dans la région de Moscou avant même le début du scrutin.

En l'absence de candidat de l'opposition libérale, l'élection était qualifiée de "farce" par l'opposant et ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, qui a boycotté le scrutin. Celui-ci a été empêché dimanche d'accéder à la Place rouge au cours d'une action impromptue contre cette "farce" de la présidentielle. Quatre jeunes militants ont été arrêtés.

Une participation normale

Dans un scrutin joué d'avance, le pouvoir craignait une forte abstention qui diminuerait le poids de la victoire du successeur désigné. Même le patriarche orthodoxe russe Alexis II s'était engagé dimanche, appelant ses compatriotes à voter et à "remercier" le président sortant Vladimir Poutine pour avoir "servi avec dévouement la Russie", espérant que son successeur continuerait sa politique.

Nombre d'électeurs, résignés, étaient décidés à s'abstenir, voire à boycotter ce scrutin sans enjeu. Finalement, le taux de participation tourne autour de 64%, un taux dans la norme.

Par Diane HEURTAUT (avec agences) le 02 mars 2008 à 15:50
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14 Commentaires

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  • GJM, le 03/03/2008 à 10h51

    Attention! Quand il y a deux personnes à détenir le pouvoir, il y en a une de trop et tout cela se termine, dans le meilleur des cas par l'éviction ou pire, le plus souvent par la mort de l'une d'elles...et le Kremlin a été très souvent le témoin de ce genre de phénomène, surtout pendant l'ère soviétique!

  • Bruno, le 03/03/2008 à 07h00

    Mais pourquoi faire des gros titres sur l'"election" d'un pantin dans les mains de Poutine?

  • Kevin, le 03/03/2008 à 03h48

    Ce sont peut etre des dictatures mais en atttendant la france elle, voit son pouvoir dachat baisser, des electeurs mecontent de leur president et une hausse du taux de chomage...

  • Anton, le 03/03/2008 à 00h51

    Dommage que Poutine n'ait pas pu se présenter. J'espère qu'il restera quand même le vrai chef.

  • Cedric, le 02/03/2008 à 21h24

    Russie, USA, Chine... que des chefs d'etats elus deomcratiquement ... Et apres ca vient donner des leçons de morale

  • Helenou, le 02/03/2008 à 20h43

    On se demande même pourquoi ils ont organiser des élections (lol) !!!!!

  • Didier, le 02/03/2008 à 20h31

    Les mécontents de Nicolas Sarkosy peuvent toujours aller en Russie ...

  • Playa40, le 02/03/2008 à 20h08

    L'élection est indispensable lorsque le résultat est connu d'avance ?????

  • Lord Saint-Clair, le 02/03/2008 à 19h47

    Le peuple Russe montre son bon sens. Ce pays représente le contraire de l'occident décadent.

  • J-Yves, le 02/03/2008 à 19h44

    Remercions les en achetant encore plus de gaz pour le bien etre de notre porte-monnaie.. et tant pis pour la democratie.. et apres, on ose donner des lecons sur les droits de l'homme...

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