Brown loue "l'entente formidable" avec Sarkozy

le 28 mars 2008 à 09h53 , mis à jour le 28 mars 2008 à 10h30

La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Gordon Brown s'est soldée par un bilan globalement positif, même si les deux pays divergent sur la question du Tibet.

Sepp Blatter, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown à l'Emirates Stadium de Londres, le 27 mars 2008Sepp Blatter, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown à l'Emirates Stadium de Londres, le 27 mars 2008 © LCI

"Formidable", "amicale"... L'entente entre la France et le Royaume-Uni est au beau fixe. Nicolas Sarkozy et Gordon Brown ont tenu à le faire savoir au cours de leur premier sommet  bilatéral qui a eu lieu jeudi, au deuxième jour de la visite officielle du chef de l'Etat à Londres. Lors de leurs échanges, Sarkozy et Brown se sont entendus pour faire part de leurs "analyses extrêmement voisines" sur une multitude de sujets, selon le chef de l'Etat français.

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"Sur l'Afrique et la paix au Darfour, nos  positions sont les mêmes", "sur le climat, notre position est exactement la  même", "sur la transparences des marchés financiers, nous sommes sur la même ligne", a résumé le président français. A tous ceux qui y ont vu un changement de stratégie, Nicolas Sarkozy a tenu à préciser que la "nouvelle fraternité franco-britannique" ne se ferait pas au détriment du "partenariat avec les Allemands".
 
Signe que "l'entente formidable" louée par Gordon Brown en est encore à ses balbutiements, le sommet bilatéral organisé dans l'enceinte inhabituelle du  stade de l'équipe de football d'Arsenal s'est rarement éloigné de la déclaration  d'intentions. Sauf pour annoncer un programme pour la scolarisation d'ici 2010 de 16 millions d'enfants africains. Aucun des éventuels accords évoqués avant le sommet en matière d'armement ou de nucléaire civil ne s'est ainsi concrétisé.

Divergence sur le boycott des JO 

Mais dès la conférence de presse qui a suivi, ils ont exprimé des points de vue singulièrement différents sur un éventuel boycott de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques de Pékin pour dénoncer la répression dans la province du Tibet. A la tête du pays qui organisera les JO de Londres en 2012, Gordon Brown a  répété qu'il écartait totalement cette possibilité. "Nous ne boycotterons pas  les jeux Olympiques. La Grande-Bretagne participera à la cérémonie d'ouverture",  a-t-il affirmé. Même s'il a défendu "l'analyse commune" des deux pays sur la nécessité de  discussions entre la Chine et le dalaï lama, Nicolas Sarkozy a clairement laissé ouverte la possibilité de bouder le coup d'envoi des JO.
 
Devenue en moins de 24 heures la nouvelle coqueluche de la presse  britannique, Carla Bruni-Sarkozy s'est acquittée, le temps de ce sommet, de son  unique engagement officiel de la visite en déjeunant avec l'épouse de Gordon  Brown, Sarah, et plusieurs invitées de marque dont l'actrice Judi Dench.

D'après agence

"Un nouveau haut dans les relations franco-britanniques"

La presse britannique salue vendredi Nicolas Sarkozy après sa visite d'Etat de deux jours au Royaume-Uni. Certains quotidiens se demandent néanmoins si l'apparente amélioration des relations franco-britanniques est un spot sur un écran de radar ou signifie un  authentique réchauffement entre les deux pays qui n'ont pas souvent été dans les  meilleurs termes. "La visite d'Etat éclair de Nicolas Sarkozy en Grande-Bretagne marque on  peut dire un nouveau haut dans les relations franco-britanniques depuis la  seconde guerre mondiale", écrit The Guardian. "La question est maintenant la suivante: est-ce que cela va durer ou est-ce que, en dépit des démentis du président français, c'est juste une position sans lendemain", poursuit le journal. "Dites ce que vous voulez des Sarkozys, ils ont certainement eu un impact", affirme The Daily Mail qui prévient néanmoins: "Attendons et voyons". Pour The Independent, une relation forte entre les deux pays offre une  opportunité pour la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne. "Si une fraction seulement de ce que M. Sarkozy a dit en Grande-Bretagne est  vraie, alors il y a une réelle opportunité à saisir. Le président français a présenté une vision cohérente de l'Europe que la Grande-Bretagne pourrait soutenir", estime The Independent.

D'après agence

le 28 mars 2008 à 09:53
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