Le lieu de l'assassinat d'un ancien élu municipal basque, tué par ETA le 7 mars 2008 © TF1/LCISi ETA avait voulu prouver qu'elle n'était pas exsangue, elle n'aurait pas agi autrement. A deux jours des législatives, un ancien conseiller municipal socialiste de Mondragon, une localité du Pays basque, a en effet été abattu.
Isaias Carrasco, qui se déplaçait habituellement sans garde du corps, a été atteint dans la nuque. L'assassinat n'a pas été revendiqué dans un premier temps, mais il s'agit de la méthode habituellement utilisée par les séparatistes basques de l'ETA. Le ministre de l'Intérieur a d'ailleurs accusé ETA.
Très rapidement après l'annonce de l'attentat, les deux principaux partis espagnols, le Parti socialiste (gauche) et le Parti populaire (droite) ont décidé de mettre fin à la campagne électorale, qui devait se terminer à minuit. José Luis Zapatero, le Premier ministre, a déclaré que l'Espagne ne laisserait pas l'ETA "interférer" dans "la pacifique volonté des citoyens convoqués aux urnes". Le leader de la droite, Mariano Rajoy, a quant à lui lancé un appel à l'unité des Espagnols "pour vaincre l'ETA". Tous deux ont rencontré dans la soirée la famille de l'élu.
Cette intervention d'ETA dans la campagne est une mauvaise nouvelle pour le Premier ministre sortant. José Luis Zapatero avait en effet fait de la négociation avec les indépendantistes l'une des priorités de son mandat. Mais les discussions, qui ont brisé le front uni droite-gauche face au terrorisme, ont rapidement capoté. ETA, après une trêve, avait alors repris ses attentats.
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