L'avertissement de Poutine au nom de Medvedev

Par D.H. (avec agence), le 08 mars 2008 à 16h10 , mis à jour le 08 mars 2008 à 17h50

Le président russe a prévenu samedi que les relations entre la Russie et l'Occident ne seraient pas "plus simples" sous la présidence de son successeur Dmitri Medvedev.

Merkel PoutineAngela Merkel et Vladimir Poutine, le 8 mars 2008 © TF1-LCI

Il met les points sur les "i" avant de céder la place. Le président russe Vladimir Poutine a prévenu samedi que le partenariat entre la Russie et l'Occident ne serait pas "plus simple" sous la présidence de son successeur, élu dimanche dernier à plus de 70%. "Dmitri Medvedev sera libre de montrer son attachement à la politique libérale, mais il est un Russe aussi nationaliste que moi, dans le bon sens du terme", a souligné le président russe, estimant que son successeur "défendra les intérêts de la Russie de la façon la plus active".
 
"J'ai l'impression que certains de nos partenaires attendent le moment où j'arrêterai d'exercer mes fonctions (présidentielles). Je suis habitué depuis longtemps aux clichés, notamment sur le fait qu'il est difficile de parler avec un ancien agent du KGB", a-t-il ajouté. Des propos tenus lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, dans sa résidence près de Moscou. La chancelière allemande avait dit, juste avant, voir en Medvedev un "partenaire immédiat dans le dialogue" en vue du sommet du G8 prévu cette année au Japon. La passation de pouvoir avec Dmitri Medvedev est prévue le 7 mai. Poutine doit devenir le Premier ministre.
 
Vladimir Poutine a aussi accusé l'Otan de vouloir "remplacer l'Onu", estimant que la politique de l'Alliance atlantique ne fait qu'accroître un "potentiel de conflit".
 

Quand Merkel piège Poutine

Angela Merkel a tenté de piéger son hôte russe en lui demandant s'il avait servi le petit-déjeuner à son épouse Lioudmila ce samedi matin à l'occasion de la Journée internationale des femmes. Vladimir Poutine a souri de manière embarrassée, avant de répondre d'une seule traite : "Non seulement, je lui ai préparé un cadeau, mais nous allons prendre le petit-déjeuner ensemble". "Vous voulez dire déjeuner ?", a rectifié la chancelière allemande. "Oui, vous avez raison. Mais comme c'est aussi chez nous la fête des Crêpes, nous nous amuserons par la suite", a-t-il ajouté.

Par D.H. (avec agence) le 08 mars 2008 à 16:10
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2 Commentaires

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  • Nicolas, le 08/03/2008 à 20h41

    C'est certain que celà va pas être facile pour l'occident de continuer à traîter avec un BANDIT. Vu ce qu'il fait de la démocratie dans son pays ce type ne mérite aucune considération.

  • J-Yves, le 08/03/2008 à 17h48

    Et l'UE utilise des i sans points car elle accepte d'etre otage de la mafia russe.

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