Un ancien fasciste à la mairie de Rome

le 28 avril 2008 à 21h31 , mis à jour le 29 avril 2008 à 09h47

Pour la 1ère fois depuis 1943 et la chute du régime fasciste mussolinien, la droite a repris lundi la municipalité avec la victoire de Gianni Alemanno. Ancien néo-fasciste, le protégé de Berlusconi avait placé au coeur de sa campagne la sécurité et la lutte contre l'immigration.

Gianni Alemanno candidat de Berlusconi Italie Rome maireGianni Alemanno remporte les municipales à Rome © DR

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Rome tombe aux mains de la droite
 

Cette victoire, c'est une prime inespérée pour "Il Cavaliere". La droite italienne a repris lundi la municipalité de Rome avec la victoire au second tour de Gianno Alemanno, le candidat de Silvio Berlusconi, déjà vainqueur des élections législatives des 13 et 14 avril. La capitale italienne dirigée par la droite ce n'était pas arrivé depuis 1943 et la chute du régime fasciste mussolinien.
 
Après dépouillement de la totalité des suffrages, des résultats préliminaires publiés par le site internet de la municipalité donnent 53,7% des voix à Gianno Alemanno, 50 ans, membre de l'Alliance nationale. Francesco Rutelli, ancien premier magistrat de la Ville éternelle et membre du Parti démocrate, est crédité de 46,3% des suffrages.
 
"Je serais le maire de tous les Romains"
 
Gianno Alemanno, 50 ans, est issu d'un parti qui a cherché ces dernières années à prendre ses distances avec ses origines fascistes pour se muer en force conservatrice classique. Le nouvel élu des Romains a pourtant défrayé la chronique ces dernières semaines en portant à son cou une croix celtique, un symbole d'extrême-droite en Italie que la loi transalpine a assimilé en 1993 à l'équivalent de la svastika nazie. "Je serai le maire de tous les Romains", a déclaré Alemanno peu après l'annonce de sa victoire surprise. "Un système de pouvoir qui semblait parfait s'est effondré et a disparu", a-t-il ajouté, faisant référence à la longue période d'administration de la ville par ses adversaires politiques.
 
Dans une campagne électorale dominée par les thèmes de l'immigration et de la sécurité, Gianno Alemanno avait promis aux Romains de renforcer l'ordre public et les contrôles des immigrés. Francesco Rutelli, 53 ans, avait proposé de son côté de distribuer aux femmes des bracelets permettant d'alerter la police en cas de danger.
 

(D'après agences)

le 28 avril 2008 à 21:31
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13 Commentaires

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  • Shakka, le 07/06/2009 à 22h19

    @Laurent, à choisir entre une italie qui fait le ménage et une wallonnie sous la coupe des socialistes corrompus, clientelistes et immigrationnistes, je préfère de loin l'italie.

  • Shakka, le 07/06/2009 à 22h15

    @laurent, pauvre wallonnie

  • Patrice, le 29/04/2008 à 11h40

    Si ça marche, pourquoi se gener ! Fasciste, neo-fasciste ou pas, seul le resultat compte !

  • Julie, le 29/04/2008 à 11h25

    Un ancien fasciste, et alors ? Il y a bien des communistes à des postes de direction, dont on sait les méfaits et personne ne s'en offusque. La différence expliquez moi s'il vous plaît ?

  • Roger, le 29/04/2008 à 11h19

    On a bien eu nous un ancien Petainiste decore de la Francisque president de la republique au fait pourquoi la Francisque ne figurait pas parmi les autres decorations de pacotille

  • Laurent, le 29/04/2008 à 11h17

    Pauvre italie...

  • µTrunks, le 29/04/2008 à 11h14

    Voila ce qui attend toutes les démocraties qui font l'erreure de voter à gauche par impatience, la suite logique: le fascisme. A bon entendeur les francais pour 2012 si vous comptez voter lang, fabius, DKS, royale, vals et autres avatars. N'oubliez pas la phrase de léo ferré sur l'antichambre du fascisme, elle vous converne!

  • Adetournemire, le 29/04/2008 à 10h42

    Un ancien d'extreme gauche est quelqu'un qui a compris qu'on ne peut pas lutter contre l'oppression sociale par la révolution. Un ancien d'extreme droite est quelqu'un qui a compris qu'il suffit d'être à droite pour faire une politique autoritaire et socialement répressive...C'est pour ça que les deux extrêmes ne sont pas comparables. Et que les anciens fascistes le seront toujours.

  • Renaud, le 29/04/2008 à 09h53

    Je suis particulièrement choqué par l'entête de l'article: "Pour la 1ère fois depuis 1943 et la chute du régime fasciste mussolinien, la droite a repris ... Mais, Benitto Mussolini était un homme de gauche !!! Il siégait au PSI avant de se faire expulser par la tentance "franc-maçonne". Là, il crée son propre parti: "le parti national fasciste", toujours à gauche qui est un amalgame de révolutionnaires syndicaux et de nationalistes. Je suis vraiment choqué que cette "fausse vérité" sur les autre journaux aussi"

  • André, le 29/04/2008 à 06h54

    C'est-ce qu'on appelle le grand chelem - Bravissimo SYLVIO - et Bravo les Italiens .

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