Berlusconi risque une victoire à la Pyrrhus

le 14 avril 2008 à 06h20 , mis à jour le 14 avril 2008 à 06h40

Les bureaux de vote ferment à 15 heures ce lundi, dernier jour du scrutin en Italie, et les premières projections en sièges sont attendues après 19 heures.

[Expiré] [Expiré] berlusconi © AFP/A. Pizzoli

Les opérations de vote ont repris ce matin à 7 heures en Italie pour les élections législatives qui décideront qui, du milliardaire Silvio Berlusconi ou de son adversaire de centre-gauche Walter Veltroni, gouvernera le pays. A la clôture provisoire des bureaux dimanche soir, la participation s'établissait à 62,5% en baisse de quatre points par rapport aux élections de 2006, selon les chiffres compilés par le ministère de l'Intérieur dans les 61.000 bureaux de vote la péninsule.

Les principaux leaders politiques ont voté dès dimanche, Walter Veltroni à Rome dont il a été le maire jusqu'il y a quelques semaines et Silvio Berlusconi dans son fief de Milan. Les premiers sondages sortie des urnes sont attendus dès la clôture du scrutin à 15 heures et les premières projections en sièges vers 19 heures. Les résultats officiels en revanche pourraient se faire attendre jusqu'à mardi, notamment si la lutte entre les deux principaux partis pour la majorité au Sénat s'avère aussi serrée que l'ont annoncé certains sondages.

Quel sera le poids des petits partis ?

Ceux-ci ont prédit le retour au pouvoir pour un troisième mandat de Silvio Berlusconi, à la tête du nouveau Parti du peuple de la liberté (PDL) qui regroupe ses alliés d'Alliance nationale (conservateur) et de la Ligue du nord (régionaliste et populiste). Mais une majorité dans le pays ne signifie pas nécessairement une majorité au Sénat en raison d'une loi électorale qui attribue la prime de majorité au parti vainqueur sur une base régionale.

Si les plus petits partis - Gauche arc en ciel (communistes et Verts), UDC (centre-droit chrétien), La Destra (extrême droite) - font un bon score dans certaines régions, ils risquent de priver de prime le PDL de Berlusconi ou le nouveau Parti démocrate (PD) de Veltroni. L'Italie se retrouverait alors dans une situation semblable à celle de 2006 lorsque Romano Prodi avait gagné de justesse mais que son gouvernement avait finalement chuté 20 mois plus tard, faute d'une majorité suffisante au Sénat.

D'après agence

le 14 avril 2008 à 06:20
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience