Orphelinat de l'horreur : un sexagénaire inculpé pour viol

le 30 avril 2008 à 07h20 , mis à jour le 30 avril 2008 à 14h51

Il est accusé d'avoir violé une adolescente entre 1971 et 1972. Une centaine de victimes présumées ont affirmé avoir subi des sévices.

Finistère tempête vents violents Bretagne © TF1

Un homme de 68 ans, inculpé mardi par la police  de Jersey pour le viol d'une fille de 12 ans dans le cadre d'une vaste enquête  sur l'île anglo-normande concernant des sévices présumés sur enfants, a été  remis en liberté conditionnelle mercredi par un tribunal. La police a précisé que cette inculpation intervenait dans le cadre de ses  investigations sur des maltraitances présumées survenues sur l'île depuis les  années 1950, mais n'était pas directement liée à son enquête sur l'ancien  orphelinat du Haut de la Garenne.

Un tribunal de St-Hélier, ville principale de l'île, a officiellement  signifié mercredi à Claude Donnelly, 68 ans, son inculpation pour le viol d'une  adolescente de 12 ans, entre mars 1971 et mars 1972. Il est également soupçonné  d'attentat à la pudeur sur la même adolescente, entre mars 1971 et mars 1974,  quand elle avait entre 12 et 15 ans.

Fragments d'un crâne

Lors de l'audience, le sexagénaire a simplement confirmé son identité,  précisant qu'il indiquerait ultérieurement s'il avait l'intention de plaider  coupable ou non coupable. Libéré sous condition, il devra se présenter devant le  tribunal le 28 mai. Le Haut de la Garenne, un ancien pensionnat transformé en foyer pour enfants  en difficulté jusqu'en 1986, avait été reconverti en auberge de jeunesse en  2004.

Des fragments d'un crâne d'enfant avaient été retrouvés en février au pied  d'un escalier de l'établissement. Depuis, quatre caves murées ont été  découvertes, semblant corroborer des témoignages de victimes évoquant des  chambres de torture secrètes. Des fouilles ont permis de dégager plusieurs objets tachés de sang, des  fragments d'os et des dents. Une analyse de ces os est en cours afin de  déterminer leur origine.

Une centaine de victimes présumées ont affirmé avoir subi des sévices  pendant une période d'une quarantaine d'années, entre les années 1950 et la fin  des années 1980. Des dizaines de personnes sont soupçonnées d'avoir commis des abus sexuels  et des violences dans ces lieux. Un seul membre du personnel, un surveillant à  la retraite âgé de 76 ans, est actuellement poursuivi notamment pour attentat à  la pudeur. Il a été relâché sous caution dans l'attente de sa comparution le 12  mai.

le 30 avril 2008 à 07:20
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