Silvio Berlusconi © TF1/LCINaples croule sous les immondices. Depuis la fin de l'an dernier, les poubelles s'amoncellent dans les quartiers de la ville, faisant fuir les derniers touristes et faisant craindre des risques sanitaires pour la population. Le nouveau président du Conseil italien Silvio Berlusconi a fait de l'assainissement de la région napolitaine une priorité de son gouvernement. S'il a déjà annoncé un projet d'ouverture d'un nouveau site d'ensevelissement de déchets, celui-ci a provoqué une vague de protestation et des émeutes d'habitants locaux, opposés à cette idée.
Le dirigeant italien ne compte pas se laisser intimider par ces manifestations, dont les auteurs seront poursuivis en justice. Le "Cavaliere" a aussi réaffirmé son intention d'affecter l'armée à la protection des sites. "Nous aurons recours à la force nationale, à l'armée", a déclaré Berlusconi dans le cadre du deuxième conseil des ministres tenu à Naples en un peu plus d'une semaine - "délocalisation" visant à marquer l'importance qu'il attache à cette question.
"Eviter de basculer dans l'anarchie"
La question du traitement des déchets de Naples est compliquée par l'implication de la mafia locale, la Camorra, dans cette lucrative industrie. Le président du Conseil entend résoudre définitivement le problème dans les trois premières années de son quinquennat. "Ce qui est en jeu, ce sont les règles fondamentales à observer pour éviter de basculer de la démocratie dans l'anarchie", a déclaré Silvio Berlusconi.
Un juge napolitain a ordonné cette semaine l'assignation à résidence de 25 personnes, notamment des employés du groupe de BTP Impregilo, pour irrégularités présumées dans la gestion de déchets dans le sud de l'Italie. Le préfet de Naples, Alessandro Pansa, fait l'objet d'une enquête mais n'est pas concerné par ces mandats. Pansa a été en première ligne pour coordonner la réaction du gouvernement à la crise des déchets.
D'après agence
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