Gordon Brown, lors de la conférence du Labour à Manchester, le 24 juin 2007 © LCI![]() |
| Qui est le nouveau maire de Londres ? |
Moins d'un an après son arrivée au pouvoir, ces élections locales constituaient un test pour Gordon Brown. Et la défaite est cuisante. Selon les résultats définitifs, le parti travailliste perd 333 sièges, sa plus sévère défaite depuis 40 ans. Sur les 4102 sièges mis en jeu jeudi en Angleterre et au Pays de Galles, hors Londres, le parti conservateur dirigé par David Cameron a conquis 260 sièges et le parti libéral-démocrate, deuxième parti d'opposition, a progressé de 34 sièges.
Les conservateurs ont également confirmé leur victoire en ravissant au Labour la mairie de Londres. Le maire sortant de la capitale, le travailliste Ken Livingstone, qui briguait un troisième mandat consécutif, a été battu par l'ancien journaliste Boris Johnson, 43 ans, alias "Boris le bouffon", dans le duel-phare de ce scrutin local. Dans un bref discours, le futur maire de Londres a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, avant d'assurer ses électeurs qu'il "travaillerait d'arrache-pied pour mériter leur confiance".
Ce véritable coup de tonnerre politique, annoncé peu avant minuit locale 23H00 GMT), est venu conclure de façon spectaculaire une journée particulièrement noire pour le Labour et son chef Gordon Brown. Avant même de connaître les résultats définitifs, le Premier ministre avait admis sa "déception" après une "nuit décevante, en fait une mauvaise nuit pour le Labour".
Brown explique la défaite par la hausse des prix
Il s'agit de la meilleure performance des conservateurs lors d'élections locales depuis 1992, et la pire pour le Labour depuis la fin des années 60. La défaite est encore plus grande qu'en 2004, élection à laquelle les travaillistes avaient payé la décision controversée du Premier ministre de l'époque, Tony Blair, d'engager le Royaume-Uni dans la guerre en Irak. En 2004, le Labour avait également terminé en troisième position, avec 26% des voix.
"Nous devons en tirer les leçons... Nous allons analyser ce qui s'est passé et aller de l'avant", a-t-il ajouté. Le parti "a entendu" le message, a-t-il assuré, citant la hausse du coût de la vie pour expliquer la sévère sanction électorale. "La population veut être assurée que le gouvernement va les aider à surmonter ces temps difficiles", a-t-il dit, promettant des mesures afin d'aider à compenser la "hausse des factures".
Selon une estimation de la BBC, le parti travailliste s'est classé seulement en troisième position, avec 24% des voix, derrière les libéraux-démocrates (25%) et à vingt points des conservateurs (44%). Si ce résultat était reproduit lors de législatives, les Tories auraient
une nette majorité parlementaire, allant de 138 à 164 députés, selon les projections.
D'après agence
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