Josef Fritzl © TF1/LCIComment Josef Fritzl en est-il arrivé à séquestrer sa propre fille dans sa cave à Amstetten, où elle a été violée pendant 24 ans ? Des extraits de lettres et des déclarations des protagonistes du drame citées dans la presse autrichienne éclairent quelque peu les relations du père et de sa fille. Selon le magazine autrichien News, Josef Fritzl, cité par son avocat Rudolf Mayer, s'est plaint de l'attitude de sa fille avant le début de sa séquestration : "Elle ne respectait aucune règle et traînait la nuit dans les bars louches à boire et à fumer". Et le père séquestreur d'assurer : "c'est pourquoi je devais créer un endroit pour protéger Elisabeth du monde extérieur... si nécessaire par la force".
Selon son avocat, cité jeudi par le magazine local News, Josef Fritzl nie par ailleurs avoir abusé de sa fille dès l'âge de 11 ans, comme elle l'a affirmé à la police. Les viols "ont commencé plus tard, seulement lorsqu'elle était en bas", séquestrée dans la cave de 60 m2 à partir de l'âge de 18 ans. Quant à la fille de Josef Fritzl, elle prévoyait de quitter le domicile familial peu avant qu'elle ne soit enfermée dans la cave, selon des lettres publiées jeudi dans un autre média autrichien, le quotidien Österreich. "Après les examens (...) j'emménage avec ma soeur et son petit ami", écrivait Elisabeth Fritzl, aujourd'hui âgée de 42 ans, dans une lettre datée du 9 mai 1984 à un ami, selon le journal qui a publié les fac-similés de trois lettres. Dans une autre missive, datée du 29 mai 1984, elle écrivait au même ami : "Lorsque tu recevras cette lettre, tout sera fini. Je te donnerai ma nouvelle adresse dès que j'aurai déménagé".
"Protéger Elisabeth... si nécessaire par la force"
Trois mois plus tard, elle devait être séquestrée par son propre père dans la cave de la maison familiale sans fenêtres. Elle y serait violée régulièrement pendant près d'un quart de siècle. Sept enfants naîtraient de cette relation incestueuse dont l'un décèderait peu après sa naissance en 1996. Le drame n'a été révélé que le 26 avril dernier.
Dans une autre lettre datée, selon le journal, du 3 août 1984, quelques semaines avant sa disparition - son père la déclarait officiellement disparue le 28 août en affirmant qu'elle était allée rejoindre une secte - Elisabeth racontait que son emploi saisonnier, non précisé, lui permettait d'avoir deux jours de congé par semaine et qu'elle les passait à jouer au tennis ou à la piscine. La jeune fille de 18 ans évoquait également, dans ce courrier, une nuit passée avec des amis dans des discothèques. "J'aime aussi écouter de la musique et rêver éveillée. Mais si la vie n'est faite que de rêves, je ne sais pas...".
D'après agence
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