Lors de l'incident, la télé chinoise a suspendu brièvement la retransmission, sans explication © DRLe 24 mars dernier, Robert Ménard et deux membres de Reporters sans frontières avaient réussi à perturber la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à Olympie pour protester contre le politique chinoise au Tibet. Ils avaient notamment tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des Jeux, Qi Liu. Avant d'être expulsés manu militari, ils avaient néanmoins eu le temps de déployer une banderole montrant les cinq anneaux olympiques sous formes de menottes.
Le procès des trois hommes, poursuivis pour "injure non précédée de provocation", devait se tenir ce jeudi à Pyrgos. Mais, en raison d'une grève des greffiers du tribunal, il a été reporté. Nouvelle date prévue : le 18 septembre, soit après la tenue des Jeux à Pékin. "Nous sommes déçus. Nous espérions pouvoir nous expliquer et répéter que notre geste ne constituait pas une injure envers quiconque mais une mise en cause du régime chinois et des lâchetés du comité international olympique", se désole Robert Ménard. "Que nous soyons obligés de venir jusqu'ici pour faire face à un report est un peu désinvolte", ajoute-t-il.
L'avocat des militants, Me Jean Martin, déplore pour sa part l'ajournement d'une audience à l'"enjeu considérable" puisque devant "répondre à la question de savoir si l'expression pacifique d'une opinion constitue une injure ou le libre exercice d'un droit".
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