Josef Fritzl © TF1/LCIS'il faut en croire le quotidien Österreich, les victimes de l'affaire d'inceste et de séquestration d'Amstetten font l'objet d'un acharnement accru des paparazzi qui cherchent à voler des clichés pour les revendre à prix d'or. Un photographe a ainsi été intercepté dans la nuit de jeudi à vendredi alors qu'il tentait de se hisser sur le balcon du pavillon où Elisabeth Fritzl, cinq de ses enfants et sa mère sont soignés à l'abri des regards à la clinique psychiatrique d'Amstetten-Mauer, a indiqué leur avocat au journal.
Mais ce n'est que la dernière illustration en date de cette pression médiatique. Selon Österreich, un membre du personnel de l'établissement aurait par ailleurs, en dépit d'une stricte interdiction, pris une photo d'un membre de la famille et tenté, jusqu'à présent sans succès, de vendre ce cliché 300.000 euros à des organes de presse. Le responsable de la clinique a pourtant régulièrement souligné par le passé que les victimes avaient besoin d'un strict respect de leur vie privée pour pouvoir se reconstuire.
Une pression qui n'empêche toutefois pas les victimes de se mettre peu à peu à revivre, toujours selon le journal. S'appuyant sur des témoignages de membres du personnel, Österreich assure que certaines des victimes multiplient les sorties à l'air libre en variant les stratagèmes pour ne pas être identifiées. Elisabeth Fritzl, 42 ans, aurait ainsi pu effectuer ses premières promenades dans le parc, déguisée en soignante. Trois de ses enfants qui avaient été adoptés et sont habitués au contact social joueraient également à l'extérieur, à l'abri d'un groupe d'autres enfants. Le benjamin âgé de 5 ans, qui n'était jamais sorti de la cave où il était né et dont le visage est inconnu du public, aurait pour sa part pu se rendre en ville et accomplir un de ses rêves en déjeunant dans un établissement de restauration rapide.
D'après agence
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