Les victimes de Fritzl sous les flashes des paparazzi

le 17 mai 2008 à 11h48 , mis à jour le 17 mai 2008 à 11h58

Photographe intercepté presque sous le balcon d'Elisabeth Fritzl, membre de la clinique essayant de vendre des photos : la pression médiatique est forte.

Josef FritzlJosef Fritzl © TF1/LCI

S'il faut en croire le quotidien Österreich, les victimes de l'affaire d'inceste et de séquestration d'Amstetten font l'objet d'un acharnement accru des paparazzi qui cherchent à voler des clichés pour les revendre à prix d'or. Un photographe a ainsi été intercepté dans la nuit de jeudi à vendredi alors qu'il tentait de se hisser sur le balcon du pavillon où Elisabeth Fritzl, cinq de ses enfants et sa mère sont soignés à l'abri des regards à la clinique psychiatrique d'Amstetten-Mauer, a indiqué leur avocat au journal.

Mais ce n'est que la dernière illustration en date de cette pression médiatique. Selon Österreich, un membre du personnel de l'établissement aurait par ailleurs, en dépit d'une stricte interdiction, pris une photo d'un membre de la famille et tenté, jusqu'à présent sans succès, de vendre ce cliché 300.000 euros à des organes de presse. Le responsable de la clinique a pourtant régulièrement souligné par le passé que les victimes avaient besoin d'un strict respect de leur vie privée pour pouvoir se reconstuire.

Une pression qui n'empêche toutefois pas les victimes de se mettre peu à peu à revivre, toujours selon le journal. S'appuyant sur des témoignages de membres du personnel, Österreich assure que certaines des victimes multiplient les sorties à l'air libre en variant les stratagèmes pour ne pas être identifiées. Elisabeth Fritzl, 42 ans, aurait ainsi pu effectuer ses premières promenades dans le parc, déguisée en soignante. Trois de ses enfants qui avaient été adoptés et sont habitués au contact social joueraient également à l'extérieur, à l'abri d'un groupe d'autres enfants. Le benjamin âgé de 5 ans, qui n'était jamais sorti de la cave où il était né et dont le visage est inconnu du public, aurait pour sa part pu se rendre en ville et accomplir un de ses rêves en déjeunant dans un établissement de restauration rapide.

D'après agence

le 17 mai 2008 à 11:48
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

3 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Sandrine, le 17/05/2008 à 14h27

    Ces paparazzis sont décidémment des vautours sans aucune moralité !!! comme quoi l'argent peux tout acheter y compris da déontologie mais cela je le savais déjà hélàs...

  • Champaloux, le 17/05/2008 à 12h12

    Honteux , scandaleux !!! quand on pense à ce qu'on subi tous ces gens , au temps qu'il va leur falloir pour retrouver des repères dans la vie , c'est totalement criminel de vouloir à tout prix publier leur image ! le voyeurisme est vraiment écoeurant et on voit bien que le fric l'emporte sur toute considération humaine ! les photographes devraient etre radiés de la profession et le personnel de l'hopital licencié ! ils mettront peut-etre du temps à retrouver un emploi , mais certainement moins que cette famille , marquée à vie par les horreurs que l'on sait !

  • Guillet, le 17/05/2008 à 12h04

    C'est vraiment scandaleux de voire qu'à notre époque que personne s'est rendu compte de cette affaire. Il faut enfermer ce père maudit à tout jamais. Cette pauvre fille restera marquée pour toute sa vie.

Lire tous les commentaires

      logAudience