Bush en Europe pour une tournée d'adieu sans faste

le 09 juin 2008 à 06h45 , mis à jour le 09 juin 2008 à 11h50

A moins de huit mois de son départ de la Maison Blanche, le président américain entame ce lundi une tournée d'adieu. Il sera reçu par Nicolas Sarkozy vendredi.

Le président Bush le 17 octobre 2007/TF1Le président Bush le 17 octobre 2007 © TF1

George W. Bush entame ce lundi une tournée d'adieu dans les capitales européennes qui devrait susciter un accueil poli de la part de dirigeants déjà tournés vers son futur successeur. Le président américain commencera sa tournée par un sommet UE-USA en Slovénie avant de poursuivre sa visite, programmée du 9 au 16 juin, en Allemagne, en Italie, en France et en Grande-Bretagne, des partenaires transatlantiques avec qui il n'a pas été toujours en phase. Vendredi et samedi, il sera reçu par Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Il se rendra également en Irlande du Nord et au Vatican, où il rendra visite au pape Benoît XVI.

Bien que chargée, la tournée du président Bush soulignera le déclin de son influence internationale alors que le duel entre le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain accapare déjà les esprits. "Bush voyagera dans une petite bulle de palais en palais", a déclaré Joseph Cirincione, un expert de politique étrangère à Washington. "Il aura droit à des cérémonies de bienvenue, des séances photos, peut-être quelques louanges, puis il sera vite oublié." A moins de huit mois de son départ de la Maison blanche, Bush ne devrait en tout cas guère se voir offrir grand-chose pour réduire le fossé qui sépare Washington des dirigeants européens sur des dossiers comme le réchauffement climatique, la résurgence de la Russie ou le défi iranien.

L'Europe pro-Obama 

Consciente que Bush est peut-être encore plus impopulaire en Europe qu'aux Etats-Unis, la présidence américaine n'a placé aucune attente dans cette tournée. L'objectif de ce voyage, a déclaré le conseiller à la sécurité nationale Stephen Hadley, visera à essayer d'"avancer des pions" sur un certain nombre de questions. "Je ne crois pas qu'on assistera à des annonces spectaculaires", a-t-il reconnu. L'entourage du président espère cependant que sa relation personnelle avec des alliés comme l'Allemagne ou la France lui permettra de reléguer au passé les divisions exacerbées sur l'Irak, afin de peaufiner son bilan.

Où qu'il aille, Bush devrait en tout cas trouver des interlocuteurs de plus en plus préoccupés par l'élection présidentielle du 4 novembre. "Les dirigeants européens sont déjà dans l'après-Bush et mis à part quelques petites choses qui peuvent encore être faites avec lui (...), l'attention est désormais concentrée sur McCain et Obama", a souligné Antonio Missiroli, directeur de recherches au Centre de politique européenne à Bruxelles. Obama, qui peut devenir le premier Noir élu président des Etats-Unis, semble le favori des Européens. Un récent sondage publié par le Daily Telegraph à Londres le créditait de 52% de soutien dans cinq grandes puissances européennes (Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie et Russie), contre 15% pour son adversaire républicain McCain.

(D'après agence)

le 09 juin 2008 à 06:45
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