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le 16 juin 2008 à 07h41, mis à jour le le 16 juin 2008 à 08:01
Les entourages des deux dirigeants se sont efforcés de minimiser les possibles divergences autour des conditions d'un retrait des troupes britanniques d'Irak.
Le président Bush le 17 octobre 2007George W. Bush et Gordon Brown devraient afficher ce lundi leur union dans l'opposition au programme nucléaire iranien, et tenter de dissiper les rumeurs qui prêtent aux deux dirigeants des opinions divergentes sur la stratégie à suivre en Irak.
Le président américain, qui achève en compagnie du Premier ministre britannique sa tournée d'adieu en Europe, souhaitait y plaider pour de nouvelles sanctions contre l'Iran si la république islamique persiste dans son refus de mettre fin à son programme d'enrichissement d'uranium.
La Maison blanche s'est par ailleurs employée à souligner la proximité de vues entre les deux dirigeants à propos de la stratégie à suivre en Irak, après une interview du président américain dans laquelle il appelait Londres à ne pas fixer de calendrier arbitraire pour le retrait de ses troupes. Dans cet entretien au journal The Observer, le président américain soulignait que si les Etats-Unis et le Royaume-Uni souhaitent de toute évidence rapatrier leurs soldats présents en Irak, cela ne saurait se faire que "sur la base d'un succès". Les médias britanniques avaient pourtant rapporté cette semaine que Gordon Brown pourrait prochainement annoncer un calendrier final pour le retrait des quelque 4000 soldats britanniques du sud de l'Irak.
Bush accueilli par des manifestants
Mais cette question de l'Irak, si elle n'est officiellement pas une cause de tension entre les deux gouvernements, continue à attiser le mécontentement au Royaume-Uni contre le président américain, alors que le gouvernement britannique avait décidé d'engager ses troupes aux côtés des troupes américaines malgré les fortes réticences de l'opinion publique. Des milliers de manifestants se sont ainsi regroupés dimanche dans le centre de la capitale britannique pour manifester contre Bush et la guerre en Irak. Plusieurs protestataires ont été blessés lors de heurts avec les forces de l'ordre et les autorités ont signalé 25 arrestations. Un cordon de policiers en tenues anti-émeutes avait pris position dimanche soir dans les rues de Londres pour permettre le passage du convoi présidentiel américain, qui emmenait Bush au 10 Downing Street pour un dîner avec Brown.
Après ce dîner, un entretien est prévu lundi entre Gordon Brown et George W. Bush ; outre les dossiers lourds que représentent l'Irak et l'Iran, les discussions porteront, selon Londres et Washington, sur le changement climatique, l'état de l'économie mondiale et les efforts en cours pour obtenir un accord mondial de libéralisation du commerce. Le président américain doit aussi rencontrer l'ex-Premier ministre Tony Blair avant d'achever son voyage par un déplacement en Irlande du Nord, d'où il rentrera dans la soirée aux Etats-Unis.
D'après agence
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