"Maquereau", "tapettes" : la classe politique dérape...

Par D'après agence, le 29 juin 2008 à 14h58 , mis à jour le 29 juin 2008 à 15h03

Le président italien Giorgio Napolitano a lancé dimanche un appel au calme dans la classe politique après une fin de semaine marquée par des échanges d'insultes.

Silvio BerlusconiSilvio Berlusconi © TF1/LCI

Excédé par l'image donnée par les hommes politiques du pays, il a dû siffler la fin de la récré. Le président italien Giorgio Napolitano a lancé dimanche un appel au calme dans la classe politique après une fin de semaine marquée par des échanges d'insultes à connotation sexuelle entre partisans et adversaires du président du Conseil, Silvio Berlusconi. "Je souhaite un climat plus calme et constructif dans la politique italienne", a rappelé à l'ordre Napolitano, garant de la démocratie.
 
Berlusconi lui-même a été traité de "magnaccia" -"maquereau" en italien - par Antonio Di Pietro, ancien magistrat anti-corruption et dirigeant du centre-gauche, qui a estimé que ce costume allait mieux au chef du gouvernement que celui de responsable politique. Di Pietro faisait référence à une affaire dans laquelle des écoutes téléphoniques ont montré que le magnat des médias avait fait pression sur le responsable de la fiction de la RAI, la télévision publique, pour qu'il offre des rôles à des amies actrices (Voir notre vidéo). Umberto Bossi, ministre des Réformes pour le fédéralisme et dirigeant de la Ligue du Nord (extrême droite), a rétorqué devant des journalistes de la télévision: "J'ai le sentiment qu'il vaut mieux faire ça avec les femmes de gauche qu'avec ces tapettes."
 
Les manœuvres de Berlusconi
 
Les tensions se sont considérablement accrues en Italie depuis que le gouvernement a annoncé une série de lois qui garantissent l'immunité judiciaire pour Berlusconi, suspendent certains procès et prévoient la prison pour les journalistes qui publient des écoutes téléphoniques.
 
Ces textes doivent permettre au président du Conseil d'échapper au procès dans une affaire de corruption instruite à Milan et une autre affaire à Naples. Il est notamment soupçonné d'avoir versé plusieurs centaines de milliers d'euros à un avocat britannique pour que celui-ci ne révèle pas certains détails compromettants relatifs à ses activités. Berlusconi s'est fait une spécialité de la critique virulente des magistrats de la Péninsule, qu'il accuse de vouloir le déstabiliser.
 
Le centre-gauche dirigé par Walter Veltroni, largement battu aux élections législatives d'avril, n'est pas en mesure de s'opposer à ces textes au Parlement, et le ton est monté au point que le journal La Stampa a titré en Une: "C'est le temps des insultes".

Par D'après agence le 29 juin 2008 à 14:58
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1 Commentaires

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  • Pascal, le 29/06/2008 à 15h13

    Bah avec un petit effort de notre cher Président , bientot la France ne sera plus en reste.

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