Le fils Kadhafi refait parler de lui

Par D.H. (avec agence), le 17 juillet 2008 à 19h22 , mis à jour le 17 juillet 2008 à 20h21

Le quatrième fils du colonel Kadhafi et son épouse ont passé deux nuits en détention en Suisse pour violences envers des domestiques.

Le colonel Kadhafi au Musée du Louvre le 13 décembre 2007Le colonel Kadhafi au Musée du Louvre le 13 décembre 2007 © TF1/LCI

Hannibal Kadhafi avait déjà été poursuivi en 2005 à Paris pour des violences sur sa compagne, à la suite d'incidents dans deux grands hôtels qui avaient entraîné l'intervention de la police. Il s'était rendu célèbre en 2004 en dévalant les Champs-Elysées à 140 km/h, avant une interpellation mouvementée par la police. Cette fois, c'est en Suisse que le fils du colonel Kadhafi a de nouveau affaire avec la justice. Hannibal Kadhafi et la belle-fille du colonel Kadhafi ont passé deux nuits en détention à Genève, à la suite d'une plainte de deux employés de maison qui les accusent de les avoir frappés.
 
Ils avaient été arrêtés mardi à l'Hôtel Président Wilson, un cinq étoiles de Genève. Ils ont finalement été libérés jeudi après versement d'une caution d'un demi-million de francs suisses (312.500 euros), a annoncé un de leurs avocats. Hannibal Kadhafi, 32 ans, et son épouse nient catégoriquement les accusations portées contre eux, selon un autre avocat du couple.
 
Imunité diplomatique ?
 
Les deux plaignants, une Tunisienne et un Marocain, présentent des blessures qui sont attestées par un certificat médical, a indiqué l'avocat, précisant que le couple Kadhafi conteste être à l'origine de ces blessures. Selon le quotidien Le Matin, le quatrième fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a été inculpé de lésions corporelles simples, de menaces et de contrainte, tout comme son épouse. Il a passé deux nuits en détention. Mme Kadhafi, enceinte de neuf mois, séjournait depuis son interpellation à l'Hôpital universitaire de Genève, selon la presse locale. Deux gardes du corps, qui se sont opposés aux forces de l'ordre, ont été également placés en détention, selon la même source.
 
Le ministère suisse des Affaires étrangères s'est refusé jeudi à tout commentaire sur cette affaire, qui pose la question d'une éventuelle immunité diplomatique du fils du numéro un libyen. Selon le quotidien Le Temps, Berne cherche à éviter que l'arrestation du fils du dirigeant libyen ne dégénère en incident diplomatique, Tripoli étant le premier fournisseur de pétrole du pays.

Par D.H. (avec agence) le 17 juillet 2008 à 19:22
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3 Commentaires

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  • Pierrot, le 18/07/2008 à 09h50

    Les chiens ne font pas des chats !

  • Bob, le 18/07/2008 à 09h21

    Allons, allons, le fils d'un ami de Sarkozy ne peut pas être le monstre que les vilains journalistes malintentionnés tentent de nous dépeindre... C'est nécessairement un garçon bien sous tout rapport...

  • REGAL, le 18/07/2008 à 08h19

    C'est cela la démocratie à la sauce kadhafienne.

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