© TF1-LCIPorter un blue-jeans, défense absolue contre le viol ? C'est en tous cas ce que certaines cours de justice italiennes croyaient jusqu'à ce dernier jugement rendu mardi. La Cour de cassation a estimé que le blue-jeans "n'était pas l'équivalent d'une ceinture de chasteté" pour confirmer la condamnation à un an de prison d'un homme de 37 ans qui s'était rendu coupable d'attouchements sur la fille mineure de sa compagne.
L'homme faisant appel, un habitant de Padoue, avait été condamné par un tribunal italien pour agression sexuelle sur une adolescente. Il a nié les faits au motif qu'un tel acte était impossible parce que la jeune fille était assise et portait un jeans. On croit rêver.
Barrière infranchissable
Selon la presse italienne, la Cour a une nouvelle fois confirmé une jurisprudence datant de 1999 qui cassait le jugement d'une juridiction inférieure dans une affaire de viol selon lequel "il était de notoriété publique que ce type de pantalon ne pouvait être enlevé sans la collaboration active de qui le portait". En dépit de cette célèbre décision de la Cour de cassation, plusieurs personnes accusées de viol ont depuis tenté de se défendre en affirmant que leur victime était consentante puisqu'elle portait des jeans.
A chaque fois, dans des décisions prises en 2001, 2006 et encore aujourd'hui, la Cour de cassation a réaffirmé que les jeans, bien qu'épousant étroitement le corps d'une femme, ne constituaient pas une barrière infranchissable pour un agresseur sexuel déterminé. Un grand pas pour la cause des femmes italiennes.
(D'après agence)
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