Crash de Madrid : le pilote n'avait rien signalé

le 27 août 2008 à 11h17 , mis à jour le 27 août 2008 à 14h16

Selon la presse espagnole, le pilote de la Spanair, dont l'avion s'est écrasé le 20 août dernier, n'a pas eu le temps de communiquer le problème à la tour de contrôle.

Crash MadridCrash Madrid © TF1-LCI

Quelques jours après le terrible crash de l'avion de la Spanair à l'aéroport de Madrid, de nombreuses questions demeurent sur les circonstances qui ont conduit au drame. La presse espagnole estime en savoir plus sur le comportement du pilote peu avant le décollage. Ce dernier ainsi que son co-pilote n'auraient en effet pas eu le temps de mentionner de problème à la tour de contrôle, selon le journal ABC de mercredi. Le journal cite des sources proches de l'enquête, et se base sur les  témoignages à la garde civile des dix occupants de la tour de contrôle au moment  de l'accident qui a fait 154 morts.


La dernière communication entre la tour et l'avion portait sur  l'autorisation de décoller, selon le journal, qui précise que ces témoignages  doivent tout de même être confirmés par l'analyse des boîtes noires de l'avion. Ces dernières ont été transférées la semaine dernière au Royaume-Uni et sont  en cours d'analyse, a annoncé mardi le secrétaire général de la Commission  d'enquête des accidents de l'aviation civile espagnole, Francisco Javier Soto. Les dix témoignages, ainsi que plusieurs autres, ont été transmis mardi par  la garde civile au juge d'instruction Juan Javier Perez de Madrid, en charge de  l'enquête.

"Une vibration" au décollage

Outre ces 39 témoignages (dont ceux de six survivants), la garde civile a  transmis certains documents sur l'appareil, comme son historique et le carnet de  bord de l'équipage. "A première vue, tout le monde a fait son travail, au moins en ce qui concerne le personnel au sol", ont déclaré au journal des sources de  l'enquête. Tous les survivants interrogés par la garde civile ont ressenti "une  vibration" au moment du décollage, guère plus, selon ABC.

Selon certains témoignages et informations de presse, l'appareil aurait pu  manquer de puissance au décollage. Francisco Javier  Soto n'a pas voulu confirmer mardi cette hypothèse, appelant à la  prudence. Il a toutefois précisé certaines circonstances de l'accident,  expliquant notamment que l'avion avait d'abord touché le sol avec la queue,  avant de rebondir sur près de 1.200 mètres et de s'embraser.

Les funérailles des victimes reportées au 11 septembre

La cérémonie de funérailles officielle pour les victimes de l'accident d'avion du 20 août à Madrid (154 morts), initialement  prévue lundi, a été repoussée au jeudi 11 septembre. Ce décalage a pour but de "permettre aux autorités d'être présentes" à la cérémonie, selon l'archevêché. Ce1er septembre, un sommet extraordinaire européen se tiendra à Bruxelles sur la situation en Géorgie, auquel devrait se rendre le chef du gouvernement, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. La présidence du gouvernement n'était pas immédiatement en mesure de  confirmer la présence de  José Luis Rodriguez Zapatero aux funérailles. De même, la maison royale n'était pas en mesure d'informer sur la présence  du roi Juan Carlos ou du prince héritier Felipe. D'autres funérailles auront lieu samedi dans l'archipel espagnol des  Canaries (Océan Atlantique), durement touché par l'accident avec plus de 70  morts.
Les funérailles à Madrid seront officielles mais n'auront pas le caractère  de funérailles d'Etat.

(D'après agence)

le 27 août 2008 à 11:17
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience