Karadzic refuse de se prononcer sur sa culpabilité

le 29 août 2008 à 14h59 , mis à jour le 29 août 2008 à 15h32

L'ancien chef des Serbes de Bosnie refuse de se prononcer sur sa culpabilité, ce qui équivaut selon le juge à plaider non coupable.

Radovan Karadzic SerbiePremière apparition de Radovan Karadzic devant le TPI pour l'ex-Yougoslavie le jeudi 31 juillet 2008 © DR

Accusé de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide, l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a refusé vendredi de plaider coupable ou non devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie. "Conformément à ce que j'ai dit auparavant, je refuse de me prononcer", a-t-il déclaré alors que le juge britannique Iain Bonomy lui déclinait  les onze chefs d'accusation. "Dans ce cas, conformément à la procédure, je plaide non coupable en votre  nom", a déclaré le juge.


Lors de sa comparution initiale le 31 juillet, l'inculpé avait choisi d'utiliser le délai légal de réflexion de trente jours auquel il avait droit. L'accusé est apparu seul devant le juge et confirmé qu'il avait "renoncé" à son droit d'être représenté par un avocat. "Je veux me défendre seul", a-t-il  réaffirmé. "Je n'ai pas encore composé mon équipe d'associés et d'aides" juridiques, a précisé Radovan Karadzic, tout en expliquant qu'il ne voulait pas plaider car il attendait une nouvelle version de son acte d'accusation annoncée par le procureur. Lors du transfert de Radovan Karadzic au centre de détention du TPI à La Haye, le procureur du TPI, le Belge Serge Brammertz, avait annoncé qu'il  travaillait à une nouvelle version de l'acte d'accusation contre lui, la dernière datant de 2000.

"Nettoyage ethnique" 

Radovan Karadzic, 63 ans, était jusqu'à son arrestation le 21 juillet l'un  des deux fugitifs les plus recherchés d'Europe, avec le chef militaire des  Serbes de Bosnie, le général Ratko Mladic, toujours en fuite. Il est considéré comme le cerveau du "nettoyage ethnique" lancé, avec l'appui de Belgrade selon le procureur du TPI, contre les Musulmans et Croates  durant la guerre de Bosnie. Outre le massacre de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica, dans  l'est de la Bosnie, en 1995, il devra également répondre du long siège meurtrier de Sarajevo et de la détention de milliers de civils dans des camps, notamment  dans la région de Prijedor.

(D'après agence)
 
 
 

le 29 août 2008 à 14:59
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