Ossétie du Sud © TF1-LCI
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> Pourquoi ce conflit ? |
Alors qu'un porte-parole du Kremlin a annoncé que la Russie rejetait l'offre de cessez-le-feu formulée par la Géorgie, le président russe Dmitri Medvedev a de son côté assuré lundi que l'opération militaire en Ossétie du Sud était presque "terminée". Un peu plus tard pourtant, un représentant de la région indépendantiste affirmait que les forces géorgiennes avaient recommencé à "tirer massivement" sur la région, et ce alors que le président géorgien aurait signé un document contenant des "propositions de paix" et soutenu par l'Union européenne. Toute la nuit déjà, les bombardements avaient fait rage aux abords de l'Ossétie du Sud et même aux environs de la capitale géorgienne Tbilissi, Russes et Géorgiens s'accusant mutuellement de mettre de l'huile sur le feu. Dans la ville de Gori, proche de l'Ossétie, près de 80% des habitants a déjà fui par peur des bombardements russes, selon un porte-parole du Haut commissariat aux réfugiés à Genève.
Depuis le début de l'offensive géorgienne, plus de deux mille personnes, "dans leur écrasante majorité des citoyens russes", ont péri en Ossétie du Sud, a affirmé un vice-ministre russe des Affaires étrangères. Côté géorgien le bilan officiel est de 92 morts, dont 40 civils. Ces chiffres sont toutefois à prendre avec précaution. Environ 30.000 personnes - soit près la moitié de la population - ont fui les combats en Ossétie du Sud et 10.000 en Géorgie, a annoncé la Croix-Rouge internationale.
Les environs de Tbilissi bombardés![]() |
| Carte des conflits au 11 août 2008 |
Selon Tbilissi, la Russie a déclenché tôt lundi matin des frappes aériennes dans la banlieue de la capitale géorgienne. Une bombe aurait notamment frappé le village de Kodjori, à 10 km de Tbilissi, où une base d'un bataillon des forces spéciales géorgiennes est stationnée. Le ministère de l'Intérieur de l'Ossétie du Sud a également annoncé qu'un avion de combat géorgien avait été abattu lundi à quelques kilomètres de la capitale de la région séparatiste.
Tbilissi accuse aussi un avion russe d'avoir largué dimanche soir une bombe à 200 m d'une piste de l'aéroport international de Tbilissi, ce que Moscou dément. La Russie dénonce en revanche les tirs qui n'auraient pas cessé sur Tskhinvali, la capitale de la république séparatiste d'Ossétie du Sud. Ces tirs de roquettes géorgiens sur Tskhinvali, auraient fait trois morts et 18 blessés dans la nuit de dimanche à lundi au sein des forces envoyées par Moscou pour "maintenir la paix". Et cela malgré les déclarations géorgiennes sur le retrait de ses troupes, a affirmé lundi le commandant des forces russes.
Ultimatum en Abkhazie
Par ailleurs, le conflit semble s'étendre en Abkhazie. Environ 9000 soldats russes devraient être déployés dans cette république séparatiste géorgienne. Les forces russes ont intimé lundi aux troupes géorgiennes stationnées à proximité de la province de déposer les armes, mais Tbilissi a rejeté l'ultimatum, selon Interfax. Moscou a menacé d'attaquer les troupes géorgiennes se trouvant dans la zone de sécurité autour de Zougdidi, ville de l'ouest de la Géorgie, si elle ne rendaient pas les armes avant 8 heures. De plus, l'état major russe se fait de plus en plus menaçant en Abkhazie, affirmant que tous les navires et aéronefs qui pénétreront dans "la zone de sécurité" en mer Noire près des côtes de la république indépendantiste géorgienne pro-russe d'Abkhazie seront "détruits".
Le président de la république séparatiste d'Abkhazie, Sergueï Bagapch, a déclaré de son côté que toute négociation était "impossible avec le gouvernement géorgien actuel". "Plus encore : toute négociation est exclue avant la fin de notre opération militaire" visant à "la résolution du problème de Kodori", une partie de l'Abkhazie occupée par les forces géorgiennes, a-t-il déclaré dans cet entretien à la lettre d'analyse Russia Intelligence.
(D'après agence)
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Sarkozy en Géorgie trois ans après la guerre avec la Russie

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