Des blindés russes à Sénaki en Géorgie © DRNicolas Sarkozy, en sa qualité de président en exercice du Conseil européen, a décidé, à la "demande" de plusieurs pays de l'UE, de convoquer le 1er septembre à Bruxelles une réunion extraordinaire du Conseil européen. Elle "sera consacrée à la crise en Géorgie, notamment aux suites que l'Union européenne a l'intention de lui donner, en ce qui concerne l'aide à la Géorgie et l'avenir de ses relations avec la Russie", a annoncé dimanche l'Elysée.
Nicolas Sarkozy avait négocié au début du conflit russo-géorgien un accord de cessez-le-feu en six points, prévoyant notamment le retrait des forces russes sur leurs positions d'avant le conflit. Mais depuis l'annonce de leur retrait vendredi, les forces russes maintiennent des positions avancées en Géorgie, bien au-delà des républiques séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie (lire notre article). S'il a "remercié" samedi son homologue russe Dmitri Medvedev pour avoir "respecté ses engagements", le chef de l'Etat français a demandé au cours d'un entretien téléphonique un "retrait rapide des militaires russes présents sur l'axe Poti/Senaki", dans l'ouest de la Géorgie (lire notre article). Mais dimanche, les troupes russes dites de maintien de la paix tenaient toujours au moins six positions dans un rayon de 80 km autour de la ville portuaire de Poti, a constaté un journaliste de l'AFP.
L'Elysée avait par ailleurs indiqué samedi que les deux chefs d'Etat s'étaient "accordés sur l'urgence de la mise en place d'un mécanisme international sous l'égide de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour remplacer les patrouilles russes dans la zone de sécurité au sud de l'Ossétie". Le Kremlin avait toutefois affirmé peu après qu'au cours de l'entretien téléphonique de samedi "il n'avait pas été question du remplacement des soldats de maintien de la paix russes par les forces de l'OSCE", laissant entendre que Moscou allait traîner les pieds sur ce dossier. Et dimanche, un conseiller du Kremlin a concédé indirectement que Paris et Moscou avaient des positions différentes sur l'accord de cessez-le-feu en Géorgie, tout en saluant le "caractère constructif et sincère" du dialogue bilatéral.
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