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Gordon Brown fait son autocritique


le 21 septembre 2008 à 13h44 , mis à jour le 21 septembre 2008 à 13h44.
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4min
TF1 / LCI Gordon Brown, lors de la conférence du Labour à Manchester, le 24 juin 2007

Gordon Brown, lors de la conférence du Labour à Manchester, le 24 juin 2007 / Crédits : LCI

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EuropeAu deuxième jour du congrès du Labour, le chef du gouvernement britannique le plus impopulaire de ces 70 dernières années a reconnu des "erreurs" et promis de "faire mieux".

Alors que le congrès du Labour a entamé dimanche sa deuxième journée, une nouvelle rafale de sondages est venue doucher un peu plus Gordon Brown, Premier ministre britannique et dirigeant travailliste de plus en plus contesté dans l'opinion comme au sein de son propre parti. Selon une enquête menée par PoliticsHome.com pour l'Observer, les travaillistes seraient laminés en cas d'élection générale, prévue au plus tard en mai 2010, les conservateurs obtenant une majorité de près de 150 sièges à la chambre des Communes. Selon un autre sondage Yougov publié par le Sunday Times, 60% des membres du Labour estiment que leur parti ne peut gagner les prochaines élections avec Gordon Brown à leur tête. Seule lueur d'espoir pour le Premier ministre, une troisième enquête Comres publiée par l'Independent on Sunday crédite le Labour d'une légère remontée dans les intentions de vote, réduisant à 12 points l'écart avec les Tories.

Interrogé en direct sur la BBC, Gordon Brown a reconnu dimanche avoir commis "des erreurs" depuis son arrivée au pouvoir en juin 2007, tout en se disant prêt à faire des efforts pour inverser la chute des travaillistes dans les sondages. "Je veux mieux faire, évidemment que je veux mieux faire (...) je veux toujours mieux faire", a-t-il insisté, interrogé pour savoir s'il comptait répondre aux appels au changement venant de sa base, qui le tient en grande partie responsable des déboires actuels du parti.

"La meilleure façon d'aborder une tempête, c'est de l'affronter"

Mais le Premier ministre a exclu toute démission face à la pression des rebelles du parti, qui ont demandé un débat et un vote sur son nom lors du congrès. Et il a une nouvelle fois défendu son bilan en matière économique, se posant comme le dirigeant le "plus apte" à aider son pays à surmonter la crise actuelle. Faisant sienne une citation de l'écrivain britannique Joseph Conrad, Gordon Brown a estimé que "la meilleure façon d'aborder une tempête, c'est de l'affronter". "Je pense que tous les ministres et le gouvernement sont de cet avis", a-t-il ajouté. "On ne serait pas à la hauteur des attentes des gens si on s'en allait subitement en disant : on jette l'éponge".

La veille déjà, au soir du premier jour du congrès des travaillistes, Gordon Brown avait mis en avant ses compétences économiques pour tenter de ramener le calme dans les rangs. Le Premier ministre britannique s'était engagé à sortir le pays de la crise financière qui secoue la planète au terme d'une semaine folle sur les marchés, marquée au Royaume-Uni par le rachat de la Halifax Bank of Scotland, victime à son tour de la crise du crédit immobilier, par Lloyds TBS. "Ma première préoccupation va à ces gens endettés qui luttent pour assurer leurs fins de mois, elle va aux employés des banques et d'autres secteurs, comme la construction, qui nourrissent incertitude et inquiétudes pour leur travail, elle va à la mère de famille au supermarché", avait-il lancé devant des travaillistes inquiets. Et dans son discours comme dans une tribune publiée par le Guardian, le chef du gouvernement le plus impopulaire de ces 70 dernières années s'était employé à souligner le rôle joué par son gouvernement pour atténuer l'impact de la crise financière.

Entraînés par ce désaveu public, inquiets de l'impopularité record de leur chef de file, de nombreux élus travaillistes, députés et même ministres selon la presse, craignent que Gordon Brown les mène droit à la catastrophe lors des prochaines élections générales, au plus tard en mai 2010. L'actuel Premier ministre, qui a succédé à Tony Blair il y a quinze mois, a néanmoins reçu mardi dernier le soutien de la direction du parti qui a rejeté la demande d'un vote pour réformer les instances dirigeantes formulée par une dizaine de responsables. Et récemment, quatre membres du gouvernement ont été démis de leur fonction ou ont quitté leur poste pour avoir demandé l'organisation de primaires au sein du Labour.

D'après agence

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