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L'heure est à la conciliation entre Poutine et Fillon


le 20 septembre 2008 à 18h21 , mis à jour le 20 septembre 2008 à 18h21.
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3min
François Fillon rencontrant Vladimir Poutine à Sotchi (20 septembre 2008)

François Fillon rencontrant Vladimir Poutine à Sotchi (20 septembre 2008) / Crédits : TF1/LCI

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EuropeLe Premier ministre français et son homologue russe se sont accordés samedi sur la nécessité de resserrer les liens économiques entre France et Russie.

"La France et la Russie sont dans une situation d'interdépendance. Il n'y a pas d'alternative à une relation forte fondée sur la coopération, sur la confiance, sur le dialogue et le respect du droit". Quelle différence entre la déclaration de François Fillon ce samedi à Sotchi, soit à une petite trentaine de kilomètres de la région séparatiste géorgienne d'Abkhazie, et l'appel à l'unité des Européens lancé l'avant-veille par la chef de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, face à la politique selon elle "agressive" de Moscou...

Cette rencontre Poutine - Fillon était prévue de longue date, dans le cadre des séminaires gouvernementaux franco-russes annuels. Mais elle avait été placée en suspens cet été, jusqu'à ce que Nicolas Sarkozy ne décide de la maintenir, au lendemain de sa discussion avec son homologue Dmitri Medvedev le 8 septembre. A Sotchi, ce samedi, il a donc surtout été question de resserrer les liens économiques entre la France et la Russie. François Fillon, qui juge la présence économique française en Russie insuffisante, était arrivé accompagné de sa ministre de l'Economie Christine Lagarde, et d'un aréopage de grands patrons français : Patrick Kron (Alstom), Jean-Yves Le Gall (Arianespace), Christophe de Margerie (Total), Yves-Thibault de Silguy (Vinci), Jean-Paul Herteman (Safran), Olivier Barbaroux (Dalkia) et José Luis Duran (Carrefour).

Arianespace va se doter de dix lanceurs Soyouz

Le Premier ministre français, dont le pays préside actuellement l'Union européenne, a redit l'espoir de Paris d'une reprise en octobre du dialogue en vue d'un nouveau partenariat stratégique UE-Russie. "C'est l'intérêt des deux parties de conclure cet accord", lui a répondu son homologue russe, après avoir insisté sur les perspectives de coopération économiques, sachant que la vive croissance de l'économie russe génère d'immenses besoins. Alors que les Européens avaient décidé le 1er septembre, lors d'un sommet consacré à la Géorgie, de geler les pourparlers destinés à resserrer leurs liens politiques, économiques et énergétiques avec la Russie, Vladimir Poutine a assuré que les relations économiques avec la France, en tous cas, n'avaient pas été affectées. Le projet le plus significatif signé samedi concerne l'achat par Arianespace à l'agence spatiale russe, Roskosmos, de dix lanceurs Soyouz destinés à compléter sa gamme. Premier lancement prévu en septembre 2009 à Kourou.

Quid de la Géorgie ? "Nous en avons discuté avec beaucoup de franchise", a assuré François Fillon. "C'est bien là la caractéristique d'une vraie relation d'amitié que d'être capable de parler ensemble des sujets sur lesquels nous avons des désaccords". Vladimir Poutine a dit de son côté avoir "apprécié énormément la mission de médiation" de Nicolas Sarkozy. Le chef du gouvernement français a toutefois réaffirmé la condamnation par les Européens de la reconnaissance unilatérale de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie par Moscou le 26 août. A quoi son homologue russe a de nouveau fait référence à "la boîte de Pandore" qu'avait constituée, selon la Russie, la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo.

D'après agence

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