
Le Premier ministre belge, Yves Leterme, a perdu dimanche le soutien des nationalistes flamands de la NVA, passés à l'opposition, et pourrait être poussé à la démission, plongeant le royaume dans une nouvelle crise. Les instances de la Nouvelle Alliance Flamande ont décidé à une très large majorité de ne plus soutenir la majorité fédérale et de ne plus participer au dialogue avec les francophones sur la réforme de l'Etat. Cette décision remet en cause les alliances politiques en Flandre, car la NVA est en cartel avec les chrétiens-démocrates du CD&V, le parti du Premier ministre, qui va devoir choisir entre son alliance dans la perspective des élections régionales de juin 2009 et ses responsabilités gouvernementales.
"Je ne dicte pas la loi au CD&V", a assuré le président de la NVA, Bart de Wewer. "J'attends de voir quelles seront ses décisions", a-t-il toutefois souligné. Yves Leterme et les dirigeants de son parti n'avaient pas réagi dimanche en fin d'après midi à la décision de la NVA de passer dans l'opposition. Mais le Premier ministre belge a jusqu'à présent toujours écarté l'hypothèse d'une rupture entre le CD&V et la NVA. "Je suis le père du cartel et un père ne laisse pas tomber ses enfants", avait-il encore affirmé début août avant de partir en vacances.
Tensions au sein des formations flamandes
La décision de la petite formation nationaliste a été condamnée par plusieurs partis flamands, qui ont réclamé son exclusion de l'exécutif de la région flamande. La NVA ne participait pas au gouvernement fédéral, mais est en revanche partie au gouvernement flamand. "J'en ai marre de la NVA. Nous ne pouvons plus être pris en otages par un parti qui veut foutre en l'air notre pays", s'est insurgé dimanche Bart Sommers, le président du parti libéral flamand Open-Vld, formation de l'ancien premier ministre Guy Verhofstadt.
Deux autres formations politiques flamandes, les socialiste du sp.a et le Vlaams Progressieven (Vl.pro) ont également réclamé l'exclusion de la NVA du gouvernement flamand. Bart de Wever a réagi assez durement à ces critiques. "Cela démontre que les libéraux flamands ont plein d'ambition pour laisser tomber la Flandre", a-t-il dénoncé.
D'après agence
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