© INTERNELe conseil des ministres italien a approuvé jeudi un projet de loi interdisant la prostitution dans les lieux publics, parcs et rues, et qui vise aussi bien les clients que les "travailleurs du sexe". Le projet propose de sanctionner de 5 à 15 jours de prison et de 200 à 13.000 euros d'amende "toute personne exerçant la prostitution ou en profitant (les clients, ndlr) dans des lieux publics".
Les députés font un premier pas vers l'abolition de la prostitution
Les députés ont relancé mardi le débat sur la prostitution, entre partisans de sa disparition totale et défenseurs d'un encadrement, en votant à main levée en faveur d'une résolution réaffirmant la "position abolitionniste de la France".
Publié le 06/12/2011
Les prostituées manifestent contre la pénalisation de leurs clients
Environ 200 personnes ont manifesté jeudi après-midi, à Paris, à l'appel du Collectif Droits et Prostitution, pour protester contre un rapport parlementaire qui propose de sanctionner les clients ayant recours aux services de prostituées.
Publié le 02/06/2011
Soupçonnés d'avoir prostitué leurs enfants
Neuf Bulgares de la communauté Rom de Bordeaux ont été mis en examen pour proxénétisme aggravé et incarcérés. Les enfants sont âgés de 12 à 15 ans.
Publié le 21/05/2010
La future loi a pour but de donner "un coup très dur au marché" de la prostitution, qui donne lieu à une "traite des femmes" et à des phénomènes "d'esclavage", a déclaré Mara Carfagna, la ministre pour la Parité, lors d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres. Le projet de loi ne rend pas cependant la prostitution illégale car elle continue à ne pas être considérée comme un délit si elle s'exerce dans les lieux privés.
Les proxénètes qui seront arrêtés pour avoir mis dans la rue des prostitués mineurs risqueront désormais "des peines allant de 6 à 12 ans de prison, et une amende comprise entre 15.000 et 150.000 euros". Quant aux clients de prostitués mineurs, ils pourront être punis par une peine de prison de six mois à quatre ans avec une amende de 1.500 à 6.000 euros.
Un souhait de l'aile droite du gouvernement
Les "travailleurs du sexe" âgés de moins de 18 ans n'ayant pas la nationalité italienne pourront être renvoyés dans leur pays d'origine dans le cadre d'un amendement à un autre projet de loi sur la sécurité, actuellement examiné par le Parlement italien.
Ce durcissement de la lutte contre la prostitution était fortement voulu par l'aile droite du gouvernement de Silvio Berlusconi. En juin, le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni, membre du parti populiste et anti-immigration de la Ligue du nord, s'était prononcé pour la création de "quartiers chauds" où la prostitution serait tolérée pour mieux contrôler ce phénomène, une proposition qui avait suscité de nombreuses réactions, notamment au sein de la majorité.
Selon les estimations des associations, de 50.000 à 70.000 personnes - dont le tiers seraient des étrangers - se prostituent en Italie. 65% de ces "travailleurs du sexe" exercent dans la rue et 20% seraient mineurs.
(D'après agence)
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