Dmitri Medvedev, sur TF1, le 26 août 2008 © TF1/LCIUne déclaration conciliante, une déclaration plus ferme et critique : les dirigeants russes ont soufflé le chaud et le froid ce mardi envers les Occidentaux au lendemain du sommet européen de Bruxelles qui a abouti à la suspension des pourparlers en cours sur la rénégociation du partenariat qui lie l'UE à la Russie.
Le ministère des Affaires étrangères a tout d'abord dit "regretter cette décision", tout en se félicitant "que les pays réclamant des sanctions se soient retrouvés en minorité". Un peu plus tard, Vladimir Poutine abondait dans cette direction. Le "bon sens l'a emporté. Nous ne voyons aucune conclusion ou proposition extrême et c'est très bien", a lancé le Premier ministre russe.
Mais, dans la foulée, le président russe, Dmitri Medvedev, critiquait la position européenne. "Malheureusement, on n'a pas entièrement compris quels étaient les motifs de la Russie lorsqu'elle a pris la décision de repousser l'agression de la Géorgie et lorsqu'elle a décidé de reconnaître l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. C'est dommage, mais ce n'est pas dramatique car les choses évoluent dans le monde," explique le maître du Kremlin.
Autre sujet où Moscou alterne apaisement et fermeté : sa confrontation avec l'Otan. Vladimir Poutine, a ainsi dit que son pays réagirait avec calme à la constitution d'une force navale de l'Otan en mer Noire. "Nous réagirons calmement, sans hystérie. Mais bien sûr, il y aura une réaction," a-t-il déclaré.
Dmitri Medvedev a aussi déclaré que Moscou ne craignait pas d'être exclue du G8, réagissant à certains appels en ce sens qu'il a qualifiés de "technologie électorale américaine". D'ailleurs, "les Etats-Unis ont activement aidé la Géorgie à définir sa politique militaire et l'ont soutenu financièrement et avec des armes", a dit Medvedev.
Enfin, la Russie ne considère plus Mikheïl Saakachvili comme le président géorgien, a déclaré le président russe, en le qualifiant de "cadavre politique". Le concerné a affirmé mardi sur France 24, que la décision de l'UE d'ajourner des négociations sur un partenariat avec Moscou était un "pas très important" et que la Russie avait échoué à diviser les Européens.
Dissonance sur la relation UE-Géorgie au Parlement européen |
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